Russie éternelle. Vlad le Grand

Vladimir Poutine

Portrait de Vlad le Grand.

Les historiens ne font jamais correctement leur métier. Preuve en est que le czar Vlad le Grand est passé aux oubliettes de l’histoire aussi vite qu’il a paru. Pourtant, son histoire est aussi édifiante que son œuvre est incommensurable.

Sainte et Grande Russie

Tenez-vous bien : Vlad le Grand est parvenu à envoyer au goulag trois idiotes du village, de quasi-demeurées comme il s’en est trouvé de tout temps dans la Russie impériale. Cosaques avinés, punks éméchés, Igor et Grichka Bogdanoff : la Grande Russie produit, à chaque génération, ses Stakhanov de la bizarrerie. Comme le czar n’était pas assez téméraire pour accomplir en solitaire ce haut-fait, il a appelé à la rescousse les agents de l’Okhrana, puis les juges. Cela n’était visiblement pas suffisant : les popes furent mis à contribution.

Au total, c’est grâce à une armée de 5000 hommes (selon les estimations les plus basses) que Vlad le Grand put mettre fin aux agissements des trois idiotes. Cela se produit lors de la bataille de la Pussyriotska.

« Plus que six griottes ! » (Tchekhov)

Anton Tchekhov est visiblement le seul à nous relater cet épisode héroïque de l’histoire de la grande Russie, où toute l’âme slave semble être concentrée. Il le fait dans sa pièce La Cerisaie, dont le cœur de l’intrigue, comme chacun sait, est qu’il ne reste plus que six griottes.

Pour l’anecdote, il est utile de préciser que c’est depuis ce temps que les jeunes Russes, âgés de 6 à 10 ans, n’hésitent pas à se mettre en bande pour coller des raclées aux filles dans la cour de récré.

Sur ce portrait, le peintre a représenté le czar Vlad le Grand victorieux, arborant sur sa poitrine les couettes blondes de l’armée vaincue, tandis que son chef est couvert de la petite culotte en fourrure (il fait froid en Russie) de l’une d’entre elles.

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