Quand le talent se casse

La fuite à Varennes

Louis XVI arrêté à Varennes. Imagerie populaire.

Pourquoi tant de Français talentueux et peu célèbres vont-ils vivre ailleurs ? La raison est-elle bien la taxation excessive de leurs revenus ? Je ne le crois pas, ce n’est en tout cas pas la raison principale. Ce qui agace au plus haut point beaucoup d’entrepreneurs, de créateurs, d’hommes d’affaires, ce sont les pesanteurs de notre système, le mépris voire la haine pour ceux qui réussissent, l’impossibilité de faire confiance à ceux qui nous gouvernent.

France. Un système trop pesant

Je voudrais prendre un exemple parmi tant d’autres : Nicolas Sarkozy a instauré un statut d’autoentrepreneur qui permettait de démarrer une activité en ne payant pas d’autres taxes que celles normalement perçues sur les gains, avec des modalités de déclaration simplifiées – un embryon de solution pour éviter le travail «au noir». Que se passa-t-il ? En dépit des promesses faites, au bout d’un an, une taxe d’apprentissage fut demandée aux autoentrepreneurs qu’ils aient fait un chiffre d’affaires ou pas.

Demandez à ma coiffeuse (il n’existe plus de coiffeurs pour ainsi dire) pourquoi elle n’embauche pas une personne pour l’aider : elle vous répondra qu’elle ne veut pas se trouver pieds et poings liés par les lois du travail ; si elle s’aperçoit que la personne qu’elle a embauchée fait fuir sa clientèle, est trop souvent absente ou tout bonnement insupportable, elle devra la conserver comme employée ou s’épuiser en démarches administratives et judiciaires sans fin. Ne parlons pas des simples périodes de gros temps où il faut savoir réduire la toile.

La France n’aime pas la réussite individuelle. Elle est le pays des administrations, des entreprises d’État et des grands groupes. La France méprise l’artisan, qui le lui rend bien et arnaque ses clients autant qu’il peut, se disant que c’est toujours ça de pris. La France regarde de haut les petits patrons, ces êtres mesquins qui ne pensent qu’à leurs fins de mois et essaient de faire travailler leurs employés (dans tous les sens du terme).

La France préfère les médecins, les professeurs et les artistes, ces gens désintéressés qui, eux seuls, mériteraient finalement des salaires décents. La France a un respect instinctif pour les beaux messieurs des grandes administrations et des grandes entreprises formatés par nos Grandes Écoles finalement devenues endogames.

L’émigration, un mal pour la France

La France a de la commisération pour les petits, broyés par le capital. Elle a une certaine suspicion pour le retraité dans son pavillon qui ressemble fort à un rentier.

La France aime ses saltimbanques et leur offre moults passe-droits et leur excuse bien des mauvaises manières. La France est universelle et accueille les opprimés du monde entier. En France, plus d’un salarié sur quatre est payé par l’impôt. En France, nous aimons les associations à but non lucratif, les ONG, les Don Quichotte. En France, la politique ne se fait pas à la corbeille.

Enfin, les plus dynamiques des Français quittent un des plus beaux pays du monde pour pouvoir créer l’entreprise dont ils rêvaient, pour pouvoir continuer leurs recherches dans des pays qui savent ce que le talent veut dire, pour pouvoir inventer et créer en toute liberté.

En France, nous eûmes autrefois des gens qui s’appelaient : Bréguet, Renault, Citroën, Pasteur, Eiffel, Lesseps, Curie, Blériot, Rothschild, Daurat, Michelin… Ils étaient chez eux en France. Le seraient-ils aujourd’hui ?

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15 Réactions à "Quand le talent se casse"

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    Marie 11 septembre 2012 (14:13)

    La France est un pays de fonctionnaires , de personnes qui comme au gouvernement actuel n’ont jamais mis un pied en entreprise et montent non au mérite mais au point…

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    kot 11 septembre 2012 (14:35)

    Ben voué, j’ai mis le temps, mais j’ai été voir et innover ailleurs.
    Résultat, pouvoir d’achat doublé, plus pourcentage sur les ventes à venir.

    En France, mes idées me rapportaient surtout 2 fois plus d’emmerdements et un pouvoir d’achat en baisse,
    la routine du management à la française, quoi…

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    rackam 11 septembre 2012 (15:44)

    C’est curieux, cet arsenal de lois strangulantes a fait fuir ceux que vous nommez, mais jamais les Petiot, Landru, Khelkal, Merah, Patrick Henry, ni le tueur de l’Oise, ni Chanal, Tapie, Sirven, …

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    L'Ours 11 septembre 2012 (16:03)

    Tout à fait d’accord!
    J’ajoute pour rester sur le cas de Bernard Arnault, que sa fortune est si immense que sa vie ne changerait pas d’un iota s’il restait en France, même si cette dernière lui en gobait le quart par simple lettre de cachet.
    La détestation des riches, ou simplement des patrons par un peuple devenu de plus en plus manipulable fait fuir ceux qui le font vivre.

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    NOURATIN 11 septembre 2012 (19:01)

    A l’exception notable de Rotschild, la réponse à votre question est évidemment négative. Tous ces gens là,
    sauf à décider d’intégrer l’Administration, auraient été contraints de s’exiler pour déployer leurs talents.
    Voilà pourquoi, la France qui fait fuir les gens susceptibles de
    lui apporter de la richesse et attire tous ceux qui lui ramènent leur pauvreté est un pays fini, lessivé, en voie de sous-développement.

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    hathorique 11 septembre 2012 (19:10)

    bien vu Skarda pour la division dichotome des coiffants et coiffantes.

    Dans notre système de contribution élective qui osera parler du scandaleux système d’indemnisation des intermittents du spectacle car eux sont des cultureux donc des intouchables.

    http://www.lefigaro.fr/culture/2012/05/13/03004-20120513ARTFIG00131-des-intermittents-au-prix-fort.php

    Parmi ceux que vous citez, du siècle trépassé, nous avons toujours un Rothschild mais il s’est égaré à Libé.

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    Stéphane Mortimore 12 septembre 2012 (03:21)

    c’est dommage d’énoncer autant de contrevérité pour faire un constat qui n’est pas complètement faux. Pour les coiffeurs, eh bien disons que j’irais demander à la quantité invraisemblable de coiffeur à Villeurbanne ou Lyon, ou bien au trois tailleurs de douille qu’on trouve dans le bourg de Monfort Lamaury. En fait quand une librairie ferme c’est un coiffeur ou une banque qui le remplace. Ensuite on va parler de l’artisanat puisque c’est un sujet que je connais bien en tant que cuisinier. La restauration a été détaxé dans l’espoir que cela développe l’embauche, et en réalité ca n’a rien développé du tout. Ni même réduit les prix. Je pourrais vous fluter en vous disant que c’est à cause de la matière 1er qui augmente, mais même pas. Un dessert va coûter moins d’un euro à la fabrication, il sera vendu entre 6 et 9 euros,. Quand il n’est pas simplement préfabriqué et vendu comme du frais. Ce qui n’est pas légal, mais qui va vérifier ? L’anarchie règne totalement dans ce monde. Heure supplémentaire non payé, extra payé comme il semble, débauche sauvage, produits vendus mais ne correspondant pas à ce que propose la carte ou bien donc vendu comme frais alors qu’industriel (et les produits industriel peuvent être réellement excellent). Abus de pouvoir, hygiène parfois beaucoup plus que douteuse, avec des inspecteurs qui vous prévienne de leur passage… Le règne de la pizza par exemple est une excellente affaire. Ca ne coûte presque rien à la fabrication, c’est rapidement rentabilisé, et ca se vend sans efforts, alors que les ingrédients sont globalement de la merde pas cher.

    Mais surtout si ca n’a pas développé l’embauche ce n’est pas tant qu’il manque des postes qu’il y a défection massive de candidat et surtout de candidat compétents. Qui a envie de travailler 10 à 15 heures par jour pour un smic hôtelier tout en s’entendant dire que c’est un métier de passion alors hein… Pas grand monde à 14 ans, et encore moins plus tard. Et d’ailleurs c’est pas difficile, il est en effet impossible de travailler en cuisine ou en salle si on aime pas vraiment ca. si l’idée d’émincer 5 litres d’échalotes à en avoir des ampoules à la base de l’index ne vous fait pas triper, passez votre chemin. Et pour le savoir, il faut déjà essayer, avoir un goût pour les choses bien faites. Sans compter les éventuelles gueulantes d’une génération toujours pas éteinte d’un certain nombre de cuisinier, l’ambiance parfois détestable qui règne en brigade, et le règne du laissé faire complet en matière du droit du travail.

    Ensuite parlons des intermitants. Selon moi il y a deux problèmes, et dont l’article du Figaro, comme l’ensemble des acteurs de la question évitent soigneusement d’évoquer. D’une il y a beaucoup trop de monde qui veut faire qui acteur, qui musicien, qui cinéaste pour un monde finalement très restreint. Pas qu’il n’y a pas de besoin, bien au contraire au siècle de la société du spectacle, mais que ces besoins sont remplis souvent par les mêmes personne. C’est on dira le règne du cumul des mandats. Par exemple un ami à moi qui avait fait des études comme monteur c’est retrouvé comme cadreur à la télévision. Cadreur, caméraman, aide décorateur, porteur de café… parce que la chaine qui l’employait n’avait aucune envie d’engager une personne pour chaque poste. Pas à cause des tarifs, la chaine est riche à milliard, mais simplement parce que c’est un petit cercle qui sait qu’il y a énormément de monde sur le marché et donc peu d’élu. Et encore pour être élu il faut avaler quantité de couleuvre géante.
    Sans compter la quantité d’école d’art qui s’ouvre, promette moult débouché, et gagne beaucoup d’argent sur l’espoir qu’elles entretiennent auprès de gamins tous persuadé que eux, ils vont réussir. J’ai été dans ce genre d’école, donc je sais parfaitement de quoi il en retourne. Il s’agissait de pub, mais sur l’ensemble des anciens élèves de ma classe 0,5% a fait carrière dans le métier et 0,01% a eu le succès escompté. Le reste a soit abandonné, comme moi, soi s’est étiolé dans un emplois alimentaire afférant.

    Maintenant en effet il y a bien une vérité dans ce que vous dites. La France est lourde. Magnifiquement lourde. Réglementé en tout, taxant absolument toute initiative non seulement d’une réglementation le plus souvent absurde mais d’impositions diverses et varié que l’administration n’oublie jamais de vous réclamer. Trois ans après avoir cessé d’être freelance (enfin essayé, l’Urssaf a eu ma peau) le RSI me réclame toujours 800 euros, sur la base de… bin j’en sais rien. c’est tout je leur doit de l’argent, si je paye pas ils me colleront des huissiers. et comme j’ai l’habitude de ces réclamations sans aucun sens, je vais faire trainer jusqu’à passer en justice, avoir un interlocuteur (le juge au demeurant) et lui démontrer que ce n’est pas avec 5000 euros d’exercice en un an qu’on peut vous réclamer 800 euros de RSI et 1900 euros de Cipav. Cipav dont à ce jour j’ignore toujours à quoi ils servent.
    La France est lourde mais en plus elle est méfiante de tout. Dans un pays pauvre, un gamin peut s’improviser cireur de pompe ou vendeur de parapluie fabriqué main, ca ne lui permettra peut-être pas de vivre correctement mais ca lui fera un pécule. Aux Antilles francaises par exemple, (où la lourdeur existe mais regarde souvent ailleurs) la tradition du dimanche permet à des jeunes de proposer les service de leur bagnole customisé. Du gros son, un bidon transformé en four à poulet boucané, une caisse de bière, et hop du blé qui rentre le week end pour un investissement minimal. Totalement impossible de faire ca en métropole. Il faudra des autorisations pour ca et pour ci, et si on les à pas, la police, devenu du coup police commerciale, viendra vous verbalisé et mieux confisquera vos biens. Faut pas déranger les épiciers en fait, déranger personne et surtout pas la tiédeur ambiante. La faute à la seule administration francaise ? comme disait Trichet, à se chercher un bouc émissaire on oublie tous les acteurs du système. La faute à la mentalité francaise, car c’est bien celle ci qui est en cause. Ca n’a pas toujours été le cas bien entendu, mais à force de se développer dans l’intime conviction de son Destin, elle ne branle plus rien, donne des lecons à tous, et on a plus qu’une envie, c’est de se barrer. C’est mon cas, j’ai raté deux occasions sans doute parce qu’elles étaient mal goupillé, ca ne sera pas le cas la troisième fois. Les francais sont tellement intelligents, plus compliqués que sophistiqués, certain d’avoir tout compris qu’ils me fatiguent. et peut-être que je ferais simplement comme Arnaud, au moins avec les belges on se marre, on bouffe bien et ils ont une administration tellement compliquée et confuse qu’on peut passer entre les mailles du filet. mais il est beaucoup plus probable que ca ne se fera pas en Europe. Je préfère manquer du faux confort que me propose notre système de protection qui est en réalité un casse tête, et respirer vraiment. Au moins si je perd de l’argent ou si je merde, je ne le devrais pas à l’Unedic, l’Urssaf, la Cipav, le RSI, les Assedic, la Caf et autre pompeur d’énergie vitale.

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    Marie 12 septembre 2012 (10:21)

    Je partage une grosse partie de votre analyse, et oui ce pays me fatigue!
     » D’une il y a beaucoup trop de monde qui veut faire qui acteur, qui musicien, qui cinéaste pour un monde finalement très restreint. « J’ai souvenir d’un article dans un Télérama d’il y a dix ans qui dénonçait déja ce fait en rappelant que gratter une guitare au lycée ne faisait pas de vous un Manitas de Plata en puissance!

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    madar 12 septembre 2012 (12:38)

    There are ten years ago, we had Steeve Jobs, High Hopes, Johnny Cash.

    and now, we have no more jobs, hopes and cash.

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    hathorique 12 septembre 2012 (12:45)

    bonjours à tous

    Stéphane , quel souffle épique dans les piques , ne reste plus qu’à choisir les têtes à découper pour en remplir un panier garni T.V.A 5,5%:=)
    Votre réquisitoire vaut tous les rapports de la Cour des comtes, vicomtes, petits marquis et barons retranchés dans « leurs fiefs »
    Ils n’auront plus besoin de comités théodule, dont celui ci que j’ai découvert il y peu sur la commission d’octroi de subventions à l’écriture et réécriture de scénarios, ce qui est une autre forme de cuisine.

    http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-87698QE.htm

    Mais nous avons à la tête du parti de gouvernement en remplacement d’une gaveuse d’urnes un repris de justesse, nous sommes donc sur la voie royale d’un nouveau paradigme à transmettre à l’Humanité, (pas le journal bien sur) mais la vraie, la communauté des hommes de bonne volonté et même ceux de mauvaise volonté, évitons le communautarisme et l’intégrisme,
    Nous serons sauvés par ces navigateurs au plus court, de l’enfer Boschien de la nef des fous qui nous menace

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    Patrick 12 septembre 2012 (13:59)

    @ Madar,
    Excellente, votre citation en angliche !

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    madar 12 septembre 2012 (14:38)

    Merci Patrick, ce sont malheureusement les jeunots qui font circulr cette blague (?).

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    Stéphane Mortimore 17 septembre 2012 (10:21)

    Marie gratter une guitare au lycée fait de vous un Kurt Cobain ou un Jimmy Hendrix auprès des filles et c’est tout ce qui compte. Le problème c’est que d’une ca fait du coup de jeunes mozart à qui à la télé on a cessé de répéter qu’il fallait croire en ses rêves, et donc platement croient même que devenir célèbre et avoir une vie d’artiste c’est ce dont il rêve. D’autre part il y a toute sorte d’école qui encourage les jeunes branleurs dans cette voie, d’autant que la majorité de ceux qui débarquent dans une école d’art, ont soit foiré leurs études soit pense que bac plus4, quelques soit les plus 4, soit un genre de gage d’avenir. Si chez les prolos la voie royale du gamin en rupture de lycée c’est la chaudronnerie ou la cuisine, chez les riches et les classes moyennes, c’est l’école d’art qui et envisagé, ca fait moins foireux, moins pue la sueur.

    Mais surtout, selon moi, il y a une occurrence complète dans le schéma « vie d’artiste ». On ne devient pas artiste, c’est pas un plan de carrière développable sur cinq ans. On peut peindre ou écrire toute sa vie sans que ca dépasse la mauvaise habitude, et même avoir du talent en plus. On ne nait pas artiste non plus, contrairement à ce que prétend le Mythe Mozart qui fascine tant les foules, et qui est en réalité la traduction une enfance de merde et d’une vie adulte en forme de suicide à grande vitesse.
    Et la célébrité, qu’elle soit poussé à l’extrême d’un Brad Pitt ou à un autre, celle d’un John Kenndy Toole, mort de ne pas avoir été publié (la fabuleuse image du poète maudit) n’est jamais que le concours de dizaine de personne dont la sensibilité d’untel ou d’unetel a si bien marqué les esprits qu’ils ont mit toute leur compétence technique et financière à faire connaitre cette sensibilité. Mais si la Conjuration des Imbéciles avait été écrit avec les pieds, ou si Brad Pitt n’était pas au coeur d’une usine à fabriquer de la gloire, rien de tout ca ne serait connu.
    D’ailleurs comme disait Brel, il n’y a pas d’artiste, il n’y a que des gens qui travaille.

    Et puis un jour on réalise que vie d’artiste ca veut dire crever de faim pendant six mois pendant que, par exemple, votre mélodie est entrain de vendre des yaourts dans le monde entier. Ou bien qu’on vous demande de faire vite fait, un logo sur un coin de table contre… eh bien un déjeuner vite fait lui aussi. Que le label « artiste » dans la tête d’un grand nombre, ca veut dire pigeon facilement plumable ou bien « inutile qui ne produit rien, tient qu’est-ce qu’il y a la télé ce soir ? » Et comme l’indépendance d’esprit est un hochet que l’on brandit beaucoup en France, en se gardant bien de parler tant de ses conséquences que ses obligations, un grand nombre brandit celle ci en allant demander de l’aide à l’état. Je sais pas comment il faut faire pour être artiste et apprendre à monter un dossier de 30 pages avec huit espèce de papier différent, à livrer à trois administrations différentes, pour l’obtention d’un appartement. J’ai pas la patience. Pas plus que je ne sais ce que ca fait d’être artiste et d’avoir des centaines de gens qui vous font des mamours juste parce que vous avez toussé.A moins de vouloir devenir cinglé j’en vois même pas l’intérêt.

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    Marie 17 septembre 2012 (14:10)

    @Stéphane
    Deux grands pères artistes me donnent quelques repères:) ils n’étaient pas idiots et on vite compris bien avant Aznavour et sa Bohême que famille venant il faut vivre et pour ça travailler dans un travail qui rapporte un brin… talent ou pas!

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    Stéphane Mortimore 17 septembre 2012 (19:38)

    Ah dieu que je déteste les paroles de cette chanson, la « poésie de la bohème »… mon cul oui !

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