Prostitution. Abolissons la bêtise !

Prostituée

Prostitution : et si on parlait de la réalité ?

[pullquote_right]Réponse à Stéphane Mortimore.[/pullquote_right] J’ai pas perdu ma semaine, moi : j’ai découvert Tak, et j’ai découvert Stéphane Mortimore. Et son papier sur l’abolition de la prostitution. Il est contre. Il a le droit. Mais moi, j’ai un problème : plus ça va, plus je deviens une fervente abolitionniste, tant les arguments d’en face sont mauvais.

Premier argument : dans notre société, il y a belle lurette que le corps est devenu une marchandise, la preuve avec la pub, alors hein, ce serait hypocrite d’interdire la marchandisation ultime du corps que serait la prostitution.

Prostitution : de la marchandisation

Bon, bon, bon. Comment te dire, Stéphane ? Ce n’est pas parce quelque chose existe que c’est bien. Ce n’est pas parce que Contrex me garantit, photo d’une donzelle en pleine extase à l’appui, que je vais connaître l’orgasme multiple en embouchant une bouteille d’eau que sa démarche est louable. On peut être contre la marchandisation du corps humain de façon absolue. En avoir ras la casquette et les pupilles d’être agressés à longueur de temps par l’àpoilitude universelle de la pub et des couvertures de magazines. Être pour l’abolition de la prostitution, et trouver que le Bureau de vérification de la publicité glandouille sacrément.

Deuxième argument : le respect des femmes, qui, puisqu’elles ont le droit d’avoir un compte en banque, devraient avoir celui d’enfourcher des bites à la chaîne moyennant finance. Et que comme elles se font baiser sur les salaires (je confirme), elles devraient pouvoir avoir le droit de se faire baiser pour de vrai dans un cadre professionnel. Wahou, ça c’est du progrès ! Que c’est ingénieux ! Que c’est brillant ! Même le Medef n’aurait pas osé.

Et à propos d’oser, voilà que Stéphane Mortimore se fend de la diatribe obligée sur les féministes (il est vrai que Osons le féminisme ne nous aide pas à avoir l’air sérieux) : « Mais qui sont ces petites bourgeoises qui s’emmerdent et sont pas foutues de se trouver des mecs qui n’ont pas la sexualité d’enfants de 15 ans ? Merci, j’ose le clito dès que l’occasion se présente et je sais où ça se trouve hein : sur le genou droit ! » (c’est là qu’il faut rire). Traduction : les féministes ont des partenaires qui ne les baisent pas bien, ce sont donc des mal baisées, elle n’ont donc rien à dire, tandis que moi je suis un super baiseur et vachement cool avec ça puisque je m’autodérisionne, donc j’ai raison.

Stéphane, effectivement, là, tu nous as bien montré la longueur, la force et la puissance de ton argument-massue (vous pouvez rire là aussi, c’est du même ordre). Les féministes mal baisées ! Diantre ! Que voilà un argument réfléchi et surtout novateur : aucun macho ne l’avait jamais sorti avant.

Dix à vingt bites dans la journée

Bon, après on enfile les perles sur le thème « nous sommes tou-te-s des putes puisque nous bossons pour vivre ». Mon cher Stéphane, essaie donc de sucer dix à vingt bites dans la journée, et pas des bites choisies : les bites qui se présentent, parce que comme tu le dis si bien, t’as pas le choix, faut bien vivre. Et de recommencer le jour d’après. Et encore le jour d’après. De devoir te taper toute la misère spermatique humaine toute la journée.

On en arrive aux arguments anthropologiques. Si je te suis bien, les hommes ont des pulsions, ce que nieraient les féministes. Stéphane, je ne sais pas où tu as été pêcher tes références en matière de féminisme, mais à ma connaissance, les féministes sérieuses ne nient pas le côté pulsionnel de la sexualité. Elles disent que ce qui est pulsionnel n’est pas incontrôlable. C’est un peu le même argument que ceux qui disent que les prêtres devraient se marier pour pas devenir pédophiles. En gros, si la quéquette de l’homme se dresse, il faut absolument qu’il trouve un trou sinon il meurt, ou il viole, ou il bat ses enfants, ou il devient tout vert.

Permets-moi de te dire, mon cher Stéphane, que je trouve que ton image des hommes n’est pas très reluisante. Moi qui les aime, je peux te dire que j’en connais un bon paquet qui sont ou ont été célibataires à l’âge béni où le matin est rebaptisé « l’heure de la trique », qu’ils n’ont jamais pour autant été voir des prostituées, ni fait les sorties de maternelles, qui se sont débrouillés tout seuls comme des grands, soit avec leur main et leur boîte de kleenex, soit en faisant un truc qu’on fait lorsqu’on est civilisé et qu’on a des pulsions : en sublimant. Je sais, c’est has been. Mais ça évite bien des emmerdes quand on a envie de buter la mémé qui fouille au fond de son porte-monnaie pendant cinq heures le samedi matin dans la file de la caisse de Franprix. C’est un truc qui s’appelle la civilisation : on bride nos pulsions, et on vit mieux ensemble.

Pas de droit opposable à la génitalité

Mais voilà l’argument ultime, et je le cite tel que publié : « Les tétraplégiques dont ces filles sont le seul espoir d’avoir un minimum de sexualité, ils se la mettent sur l’oreille ? » Alors, les tétraplégiques, Stéphane, sont exactement aussi égaux en dignité et en droits que toi et moi. Ils n’ont pas plus que toi ou moi, un droit opposable à la génitalité. Être heureux, quand on est handicapé, cela passe-t-il par la vidange régulière des burnes ? Non, pas plus que ton bonheur à toi. Et puis, zut, quoi : lâchez la grappe des handicapés, à la fin. Tu en vois beaucoup, toi, des quartiers chauds pris d’assaut par des hordes de fauteuils roulants ? L’argument du malheureux tétra qui est bien content d’avoir des putes pour avoir ce que tu appelles « un minimum de sexualité » – comme si la sexualité se résumait au coït – est à la fois une insulte envers les handicapés et une excuse minable pour camoufler la réalité de la prostitution : l’assouvissement d’une pulsion non pas sexuelle, mais de toute-puissance. J’achète quelqu’un le temps d’un coït, wahou, je suis un dieu. Super.

Non, je ne crois pas à une société parfaite, où il n’y aurait plus de drogues, plus de violence, plus de belles-mères, plus d’alcoolisme. Par contre, je crois à une société un peu plus humaine où l’on cesserait de vouloir acheter l’autre pour assouvir ses fantasmes. Et où on arrêterait de faire du nombre d’orgasme l’aune du bonheur sur terre. Crois-moi, ça aiderait beaucoup à réduire la misère sexuelle, pour le coup.

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50 Réactions à "Prostitution. Abolissons la bêtise !"

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    Stéphane Mortimore 25 juillet 2012 (16:20)

    Je suis toujours fasciné par ces gens qui prétendent vous répondre alors que d’une part ils ne savent absolument pas lire, mais qu’en plus ils interprètent tout à leur seule aune. D’une part, on est désolé, mais depuis le port de la mouche, au corset, en passant par le tatouage ou toute autre amélioration, modification ou mise en valeur du corps, c’est un rapport marchand qui se forme. Certes il n’y a pas d’argent, mais il y a bien une forme de vente. Je sais c’est pas tès catho comme façon de voir la séduction, mais bon… Ensuite il y a l’espèce de machin qui suit et qui est alors totalement de l’ordre « j’ai lu, j’ai rien compris, mais j’ai une réponse ». Nulle part je dis que les femmes devraient avoir le droit d’enfiler des bites pour vivre sous prétexte qu’elles ont un salaire, je dis juste, laissez les putes vivre, tout ne colle pas à votre imagerie mentale de la pauvre fille exploitée, je peux même conseiller le Strass si on veut une opinion moins misérabiliste, ou le site de Marion Escort Girl heureuse (c’est vrai j’avais oublié : les putes ne sont pas heureuses). Ensuite par je ne sais quel ellipse fantaisiste vous tirez la conclusion que je déclare les féministes mal baisées… non madame, faut apprendre à lire, ou s’acheter un cerveau, je dis que des féministes qui proposent d’oser le clitoris, comme si c’était un genre de programme révolutionnaire, bin on est désolé pour elle si leur combat s’arrête à ca, et surtout de ne pas connaitre des hommes qui « l’ose ». Et cela ne signifie pas que je suis une bête de sexe, ça c’est votre délire, ça signifie juste que j’ai pas besoin qu’on me dise d’oser tel ou tel partie du corps des femmes, que bon nombre d’hommes sont comme moi, et que le reste c’est nous prendre pour des enfants. De plus je ne dis pas « nous sommes toutes des putes parce qu’on bosse » je dis les putes ne sont pas TOUTES des esclaves ou alors de la raison économique, et auquel cas j’en suis une. Il fallait être pas très maligne pour inverser à ce point mon propos. Ce que je trouve magnifique avec votre conclusion c’est que pour le reste de mon texte, vous l’interprétez à votre aune toujours, voilà donc que je parlais de coït à propos des tetra…. ma pauvre, et c’est vous qui résumez la sexualité à un vidage de couilles, car bien entendu c’est le seul rôle des putes, d’où le côté naturellement vil de la chose. Je dis ma pauvre parce qu’en fait de vider les couilles, pas mal de prostituées parle de caresse, de présence, de client qui ont juste envie d’être avec une femme… oui, oui je sais, les clients des putes sont tous des bêtes immondes… et j’ai une image avilissante des hommes parce que hein je crois que les hommes ont tous vraiment besoin de se les vider. Sortir un argument aussi inepte à un type qui a passé 6 ans célibataire sans estimer nécessaire d’aller voir les filles… c’est assez, comment dire… rigolo. Mais je mens, j’ai fait cet expérience, une fois dans ma vie, si ça vous intéresse j’ai écrit un article à ce sujet. Mais j’ai peur que ce qui vous intéresse essentiellement c’est de vous faire mousser au sujet d’un texte que vous n’avez absolument pas compris parce que ca ne vous intéresse pas de le faire… Bonne journée quand même hein.

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    Natalia Trouiller 25 juillet 2012 (21:28)

    Cher Stéphane,
    Beaucoup de choses dans votre longue réponse. je vais essayer d’y aller point par point:
    – « D’une part, on est désolé, mais depuis le port de la mouche, au corset, en passant par le tatouage ou toute autre amélioration, modification ou mise en valeur du corps, c’est un rapport marchand qui se forme. Certes il n’y a pas d’argent, mais il y a bien une forme de vente. Je sais c’est pas tès catho comme façon de voir la séduction, mais bon… »
    Si je vous suis bien – vous me direz – vous pensez donc que les moyens dont on use pour séduire nous enferment dans un rapport marchand à l’autre. Je ne crois pas. La séduction recherche effectivement le regard d’autrui, c’est son but, on est d’accord. Pour autant, je ne vois pas en quoi la recherche du regard d’autrui serait se vendre. ma gamine de 6 ans adore se faire belle, ce n’est pas pour cela qu’elle pense que ça va m’acheter, ou que je l’aime plus parce qu’elle est mignonne que quand elle est coiffée comme l’as de pique. Et je ne vois pas ce que le catholicisme vient faire là-dedans, mais soit.

    – « Nulle part je dis que les femmes devraient avoir le droit d’enfiler des bites pour vivre sous prétexte qu’elles ont un salaire, je dis juste, laissez les putes vivre, tout ne colle pas à votre imagerie mentale de la pauvre fille exploitée, je peux même conseiller le Strass si on veut une opinion moins misérabiliste, ou le site de Marion Escort Girl heureuse (c’est vrai j’avais oublié : les putes ne sont pas heureuses). »
    Je n’empêche aucune femme de vivre, les prostituées moins que les autres. Mon imagerie mentale, comme vous dites, ne colle peut-être pas aux « travailleurs/ses du sexe » revendiquées par le très peu représentatif STRASS (500 adhérent(e)s sur des dizaines de milliers de prostituées), par contre elle colle assez bien aux chiffres de l’Office Central pour la Répression de la Traite des Êtres Humains (OCRTEH) qui explique que 80% des bénéfices de la prostitution vont dans les poches des proxénètes, que 75% des femmes prostituées en Europe viennent du Cameroun et du Nigeria. Alors bon, je sais pas, peut-être que les consommateurs de prostitution ont un comportement éthique et pratiquent massivement la consommation de prostitution équitable: pas de prostituée avec souteneur, que des femmes libres de se contractualiser toutes seules, et même, soyons fous, des tarifs au-delà de 10 à 20 euros, prix pratiqué non loin de chez moi. Dire que cela recouvre la réalité de la prostitution serait un mensonge. Aujourd’hui comme hier, la réalité de la prostitution, c’est la misère de l’exploitation d’un humain par un autre. Ce n’est pas parce que certaines y échappent en pouvant être leur propre patronne que la majorité des prostituées a la possibilité de le faire. D’ailleurs, si c’était le cas, elles seraient toutes au STRASS.

    -« Ensuite par je ne sais quel ellipse fantaisiste vous tirez la conclusion que je déclare les féministes mal baisées… non madame, faut apprendre à lire, ou s’acheter un cerveau, je dis que des féministes qui proposent d’oser le clitoris, comme si c’était un genre de programme révolutionnaire, bin on est désolé pour elle si leur combat s’arrête à ca, et surtout de ne pas connaitre des hommes qui « l’ose ». »
    Je veux bien aller m’acheter un cerveau, mais je ne pense pas que ça m’aide à comprendre autre chose que ce que vous venez de réécrire: « on est désolé pour elles de ne pas connaître des hommes qui l’osent ». Si ça ce n’est pas supposer, pour le déplorer, que leurs partenaires ne les satisfont pas, c’est que les mots n’ont pas le même sens chez vous que chez moi.

    -« ma pauvre, et c’est vous qui résumez la sexualité à un vidage de couilles, car bien entendu c’est le seul rôle des putes, d’où le côté naturellement vil de la chose. Je dis ma pauvre parce qu’en fait de vider les couilles, pas mal de prostituées parle de caresse, de présence, de client qui ont juste envie d’être avec une femme…  »
    Bien sûr. C’est bien connu, les clients vont voir les prostituées pour causer. C’est même pour ça que la vilaine Najat Vallaud-Belkacem veut aboli la prostitution: tous ces gens qui se parlent, piouuuu, c’est insupportable. Je ne dis pas que certains ne viennent pas chercher parfois aussi de la chaleur humaine. Mais par définition, la chaleur humaine ne s’achète pas, sinon ce n’est pas de la chaleur humaine. La tendresse non plus. Quand je fais un bisou à ma grand-mère, si je lui demande un euro pour la peine, ce n’est plus de la relation, c’est du contrat.

    Non moins chère Laurence, permettez que je vous réponde également.
    -« Je confirme votre absence de connaissance de cette profession où contrairement à ce que vous pensez, et si tel était même le cas, celui qui baise l’autre n’est pas celui qu’on croit. »
    Nous sommes bien d’accord: il s’agit donc effectivement d’un rapport de force, dans lequel l’un des deux baise l’autre, au propre ou au figuré. Que dans votre cas précis ce soit vous et non vos clients – si vous le dites, je suis toute prête à vous croire – fort bien, tant mieux pour vous; mais dans l’histoire, il y a donc toujours bien un baiseur et un baisé.
    Et moi, voyez-vous, c’est cela qui m’intéresse. Pourquoi je suis contre la prostitution? Parce que avant même d’être catholique, ce qui semble vous gêner si j’en crois votre réaction à mon billet sur Facebook, je suis farouchement antilibérale. Libre à vous (voyez, ne suis pas pour autant antiliberté) de penser que le contrat marchand est la clé de l’émancipation. Pour moi, c’est le début de l’esclavage. Mais certes, l’esclavage est un état qui ne pèse pas forcément: La Boétie l’avait compris dès le 16e siècle, et rien n’a changé sous le soleil.
    -« Oups, il y a moyen au 21ème siècle (certes, c’est pas gagné) d’être libre de sa sexualité quand celle-ci est consentie par deux adultes et ce même dans le cadre d’un échange monétaire ! »
    Voui. Et encore une fois, c’est bien connu, c’est le cas de l’immense majorité des prostituées.
    -« Et sur-oups, même par ces petites choses que sont les handicapés ! » C’est vous qui les traitez de « petites choses », pas moi. Faudrait savoir: ils sont libres d’établir un contrat marchand comme vous le dites ou obligés d’avoir recours à des professionnels « sous peine de se la mettre derrière l’oreille » comme dit Stéphane? Mettez vous d’accord…

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    Tibor Skardanelli 25 juillet 2012 (21:43)

    Natalia, je suis assez d’accord avec votre rèponse à ceci près que prétendre éradiquer la prostitution c’est un peu vouloir supprimer le mal (sans de jeu de mots). La prohibition fut décrétée sous la pression de mouvements féministes qui voyaient les ravages de l’alcool dans les foyers : femmes et enfants battus par des maris ivrognes. L’enfer est pavé de bonnes intentions, finalement la pègre tira d’énormes profits de cette décision. Je ne crois pas que le mal reculera du fait de ce genre de lois, mais d’une prise de conscience de tous. Le plus vieux du monde est ainsi appelé car il semble intrinsèquement lié à la nature humaine : ceux qui ont voulu d’une façon ou d’une autre extirper le mal de l’homme ont invariablement creusé de grands charniers.

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    Natalia Trouiller 25 juillet 2012 (21:54)

    Cher Tibor,
    « la prostitution est le plus vieux métier du monde », c’est pas un fait historique, c’est un slogan. Qui vise à donner une image inéluctable à ce qui ne l’est pas, en plus d’un petit air vintage, un peu comme quand le camembert Lepetit arbore fièrement sur son emballage « depuis 1872″.

    La loi qui punit le vol n’empêche en rien le vol. Pour autant, faut-il l’abroger?

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    Tibor Skardanelli 25 juillet 2012 (22:07)

    Tout à fait d’accord, il me semble cependant qu’il y a une différence de nature entre le meurte, le vol et la prostitution. Ce qui me heurte dans les récentes déclarations gouvernementales c’est la prétention de vouloir éradiquer le prostitution, ensuite comment faire la part entre l’esclavage et la libre disposition de son corps ? Où se trouve la limite entre les cadeaux somptueux offerts aux courtisanes et ceux que l’on offre par folie à un être aimé mais pervers ? Ce débat n’est pas si simple : le vol peut être facilement qualifié, la prostitution moins. Ceci étant, le proxénétisme et le racolage tapageur sont aisément identifiables et je crois pour ma part qu’ils doivent être mis hors la loi.

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    Stéphane Mortimore 25 juillet 2012 (22:16)

    Natalia d’une part je vous trouve extrêmement naïve sur le sujet de la séduction. Bien entendu que votre gamine cherche également à vous plaire, à ce qu’on la flatte au moins d’un regard, et bien entendu que je suis plus bankable si je m’apprete un minimum au lieu de me la jouer ours des montagnes. Ensuite oui je suis désolé, mais quand quelqu’un me propose à moi, d’oser le clito, je me dis, ah oui pourquoi vous supposez par avance que je l’ose pas, vous confondez avec quelqu’un ? est-ce à dire qu’elles sont mal baisé ? Puis je permettre de vous rappeler que le clito n’est pas la seule érogène d’une femme ? Ce qui d’ailleurs me fait dire qu’en fait « oser le clito » est argument de branleuses. Maintenant je n’ai aucune idée où vous allez chercher que j’ignore les chiffres de la préfecture, de l’ONU et je ne sais lesquels de ces organismes très doués pour compter… et se tourner les pouces. Parce que pardonnez moi, s’il y a effectivement un problème c’est que le trafique comme le proxénétisme tel que défini ici sont assez peu l’objet d’une lutte sans merci. Et puisque vous en parlez, merci de me tendre la perche, mais justement j’en parlais moi aussi des mafias… et ses mafias, voyez vous ont fait très précisément leur beurre de toutes les prohibitions. En fait, Cosa Nostra USA n’existerait probablement pas si la prohibition sur l’alcool n’avait pas été décrété. Alors pensez donc, proposer la clandestinité à ces messieurs dames (et oui il y a des dames aussi dans la mafia) mais vous faites en réalité exploser leur chiffre d’affaire. On peut être contre la prostitution, comme on est contre la guerre, la maladie, la mort, si on les mets sur des pieds d’équivalence, ou se dire qu’il y a des choses qui peuvent nous déplaire mais qui font intrinsèquement parti de la condition humaine, comme le fait remarquer Tibor. Moi je pense que la prostitution est utile,et nécessaire et que si on voulait bien respecter, légiféer, protéger, on aurait certainement plus d’énergie et de moyens en attendant pour aller secouer les puces des mafias. Cela dit, l’argent de la drogue rapporte 400 milliards de dollars par an aux mafias, ca en achète du député ca…

    Enfin un dernier truc pour le Strass. d’une part je vois bizarrement assez mal Tatiana la pauvre ukrainienne honteuse de TF1 allez voir une association de ce genre, curieusement je pense que les proxos n’y seraient pas favorable, ensuite le nombre ne fait pas la représentation, s’il avait fallu attendre après la majorité pour que les suffragettes soit enfin entendues, c’est pas en 44 que les femmes aurait eu le droit de vote, mais 2012.

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    Tibor Skardanelli 25 juillet 2012 (22:30)

    And by the way c’est un fait historique : pas d’histoire sans écriture et les plus vieux écrits de l’humanité mentionnent la prostitution.

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    Natalia Trouiller 25 juillet 2012 (22:38)

    Non, Tibor: les plus vieux écrits de l’humanité sont des tablettes sumériennes servant à la comptabilité des amphores, pas des femmes.

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    Tibor Skardanelli 25 juillet 2012 (23:06)

    C’est un peu pinailler, la prostitution sacrée de Sumer est attestée. Vous pensez vraiment que des sociétés humaines connaissant l’argent et sans prostitution aient pu exister ?

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    Vincent Rouyer 25 juillet 2012 (23:18)

    Chère Laurence,
    Vous revendiquez le droit de disposer librement de votre corps. Bel argument très tendance actuellement. Je dois dire que la façon dont certaines personnes parlent de leur corps comme d’un objet inerte qu’elles posséderaient sans réellement l’habiter et qu’elles pourraient à leur gré louer, vendre, décorer voire mutiler ou détruire me laisse quelque peu perplexe. Permettez que je pousse un peu plus loin ce genre de raisonnement où chacun peut disposer de lui même et de son corps sans avoir de compte à rendre à personne. Si je vous suis bien on peut justifier aussi les traffics d’organes dans les pays sous développés (du moment que le donneur contre rétribution est consentant) et le traffic de mères porteuses (ne sont pas elles aussi consentantes?). Poussons les choses un cran plus loin et arrêtons de prendre en charge les alcooliques et les drogués, arrêtons de prendre en charge les tentatives de suicide (2ème cause de mortalité chez les moins de 25 ans). la société réaliserait de fantastiques économies et puis tous ces gens sont parfaitement libres de se détruire puisqu’ils ne se nuisent qu’à eux mêmes. Mais ce dernier point est il bien certain? Comme dit l’adage anglo-saxon « nobody’s an island ». Personne sur cette terre n’existe en dehors d’un réseau de relations sociales familiales et amicales et je pense difficile de pouvoir tenir longtemps notre entourage à l’abrit des conséquences de nos actes. Comme le dit Fabrice Hadjadj, la liberté indivduelle est une escroquerie absolue. En réalité l’argument qui consiste à vouloir disposer librement de son corps (encore faudrait-il s’interroger sur ce qu’est réellement la liberté) profite essentiellement à ceux qui en disposent pour l’exploiter (et généralement pas au « propriétaire » du dit corps). Quelle est la liberté réelle de celui qui vit dans la misère? J ‘ajouterais à cela qu’il n’est pas que des misères matérielles mais qu’il existe également de nombreuses misères éducatives et morales que notre société secrète à foison et qui constituent autant d’entraves à la liberté, la vraie, celle qui consite à vouloir ce qu’on fait et non à faire ce qu’on veut.

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    Natalia Trouiller 25 juillet 2012 (23:19)

    Non, bien sûr. Pardonnez-moi, ma réponse était un peu lapidaire et pas très développée. Ce que je veux dire, c’est que le plus vieux métier du monde, c’est financier, pas prostituée. La prostitution est une conséquence de la société marchande, qui la précède, puisqu’une cause précède sa conséquence. Quant à la prostitution sacrée, elle procède d’une autre logique – pas plus reluisante, mais différente.

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    Tibor Skardanelli 25 juillet 2012 (23:45)

    C’est un peu la question de l’oeuf et de la poule, la convoitise, celle de la chair entre autre existe en nous, la société ne peut-être que marchande je crois, par ailleurs, que ce soit par le troc ou par l’argent. À partir de là difficile de savoir ce qui prime, mais bon je pinaille aussi. Disons qu’il est difficile d’imaginer une société sans argent, sans échange autrement dit, que l’argent serve aussi à pervertir est indéniable, pourtant le décalogue n’insiste pas sur l’argent en lui-même mais plutôt sur la convoitise. L’argent est un outil la convoitise un péché.

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    Tibor Skardanelli 26 juillet 2012 (00:10)

    Vincent, la liberté individuelle est une escroquerie qui a donné naissance à l’humanisme chrétien d’Érasme : escroquerie est un peu fort non ? La libre disposition de son corps ne signifie pas renoncement à tout principe éthique mais la reconnaissance de notre intégrité physique.

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    Stéphane Mortimore 26 juillet 2012 (08:30)

    Vincent le raisonnement que poussez n’en est pas un, c’est de la logique par l’absurde et passablement vide de sens, je fais effectivement ce que je veux de mon corps et précisément parce que c’est pas une chose inerte. Les propos sont ce de la moraline en réalité qui sous entend qu’on ne sait pas ce qu’on fait et qu’il nous faut des lois pour nous expliquer comment penser. Mes pensées aussi m’appartiennent, et elles sont intégralement comprise dans ce qu’est mon corps et ce que j’en fait. La liberté individuelle n’est qu’une escroquerie que pour ceux qui n’ont aucune idée de ce que signifie le terme de la liberté, et apparemment vous en êtes. J’existe dans un réseau de relation, j’en assume les conséquences, c’est sa la liberté, celui de m’en absoudre si cela ne me convient plus, et d’assumer les conséquences quel qu’elle soit. Natalia c’est assez triste d’imaginer que financier est le plus vieux métier du monde. La prostitution existait avant la monnaie, elle existe même sans rapport marchand, il suffit juste d’une équation, le besoin de l’un le désir de l’autre. Et elle se retrouve totalement et tout entier dans l’institution du mariage, c’est même écrit par contrat. « les époux se jurent fidélité et assistance »… ah oui ? On peut en faire des choses sur la base de ce « consentement » mutuel, chantage affectif, chantage sexuel… Et plus j’y pense plus je me dit que cette afirmation péremptoir « la liberté individuelle est une escroquerie » à toute sa place dans la bouche d’un Big Brother, d’un Staline, d’un curé.

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    Zebulon 26 juillet 2012 (09:22)

    « un handicapé peut, a le droit, comme tout autre personne du genre masculin de « se vider les burnes » »
    Depuis quand c’est un droit d’exploiter la misère financière (ou autre) ou autre misère pour se plaisir de se « vider les burnes » ?

    Rappelons quelques petits faits sur la prostitution en France : 90% de prostituées sous la coupe d’un mac (le Strass ne représente que 10% des prostituées au max, et oui, et pourtant c’est toujours ceux-là qu’on entend), un âge moyen de début de la prostitution à 14 ans, une vaste majorité des prostituées victimes d’abus sexuels dans leur jeunesse, une mortalité 20 fois supérieure à la moyenne, un taux de suicide largement plus élevé et dans une enquête récente, 93% des prostituées ayant subi des violences au cours de la dernière année. Et la situation n’est pas plus reluisante à Amsterdam, malgré leur sacro-sainte légalisation de la prostitution qui fait que chez eux, on affiche les femmes en vitrine comme de la viande chez le boucher.

    Mais bon, les hommes ont des « pulsions incontrôlables » et ont « le droit inaliénable de se vider les burnes », alors passons tout ça sous silence. Ce ne sont que des prostituées, après tout. Les clients savent bien quelle est leur situation, mais leur plaisir passe avant tout !

    La prostitution, c’est une relation sexuelle déséquilibrée dans laquelle l’un domine l’autre et dans laquelle l’autre ne désire pas l’un. C’est tout.

    « And by the way c’est un fait historique : pas d’histoire sans écriture et les plus vieux écrits de l’humanité mentionnent la prostitution. »
    Et ça c’est l’argument qui tue. La violence aussi est historique, de même que la peine de mort, par exemple. Oh, tenez, il y a aussi autre chose qui est vieux comme l’humanité : l’esclavage !

    C’est marrant, ça me rappelle quelque chose…

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    Vincent 26 juillet 2012 (09:56)

    « La prostitution existait avant la monnaie, elle existe même sans rapport marchand, il suffit juste d’une équation, le besoin de l’un le désir de l’autre.  »

    Dans votre logique, tout rapport sexuel est donc potentiellement une prostitution ? Et tout acte sexuel serait donc réductible à ce « contrat » dont vous parliez.
    Cher ami, je vous plains terriblement, tout cela est d’une tristesse administrative…

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    Vincent Rouyer 26 juillet 2012 (10:11)

    Stephane, vous tirez des conclusions un peu hatives de mes propos. Je n’ai pas parlé de loi, en revanche, il ne serait pas mauvais qu’on apprenne aux gens à réfléchir. Je me réjouis de voir que vous ne pensez pas que votre corps est une chose inerte, ce n’est manifestement pas le cas de ceux qui en font une marchandise (et dans quelques cas les conséquences sont plutôt dramatiques, je pense notamment à une affaire assez récente de canibalisme où la victime était consentente). On peut considérer que je pousse les choses à l’absurde, on peut également se demander où commence l’absurde.
    Pour ce qui est de la liberté, il est certain que nous n’en auront peut être pas la même définition. accordez moi tout de même la grâce de penser qu’à mon âge j’ai tout de même une certaine expérience de la chose qui me permet justement de sortir de la conception assez adolescente et immature que s’en font la plupart des gens lorsqu’ils refusent de considérer que l’exercice de la liberté ne peut s’affranchir de la notion de responsabilité. Vous dites assumer les conséquences de vos actes, je m’en réjouis pour ceux qui sont autour de vous, ce n’est malheureusement pas le cas de la plupart des gens qui pensent comme vous. Ma profession de pédopsychiatre me permet hélas d’en être quotidiennement le témoin attristé. Quant à comparer l’institution du mariage avec de la prostitution vous êtes franchement très fort (si ça , ça n’est pas pousser les chose jusqu’à l’absurde) Le curé stalinien ( bel oxymore au passage décidément vous êtes très doué!) vous salue bien!

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    Cadet 26 juillet 2012 (12:18)

    Magnifique dialogue de sourds qui pourrait être renommé sous le titre de, « tais-toi ducon (pardon, Madame ou Monsieur Ducon, j’ai raison ».

    Ce n’est qu’ensuite que l’on développe le coeur du débat. A savoir, je ne sais pas tout à fait pourquoi j’ai raison et surtout, je ne sais pas à quel sujet j’ai raison.

    Regardez bien ce débat. Il prétend parler de la liberté de faire ce que l’on veut de son corps.
    Or, dès que quelqu’un ose un parallèle avec la location de son corps pour d’autres fonctions, il est tâclé, villipendé, marqué au sceau de l’infâmie. L’ouvrier qui vend son corps, c’est nul et en plus ça a un côté épouvantablement marxiste. Haro et exit.

    Peu importe, le résultat en est qu’il ne s’agit pas de la liberté de son corps mais bien de celle de son cul. Et cette partie de l’individu bénéficie d’un statut particulier. Il faut commencer par le reconnaître. Ensuite, il faudra bien avouer qu’il s’agit de morale et que, au moins dans les applications, aucune n’est universelle.

    Quand les concepts de base sont définis et clairement avoués, la vision de la situation s’éclaircit. L’esprit libre et qui s’assume fait beaucoup plus aisément la part des choses, sans parti-pris.
    Cela tiens en peu d’idées. Ska en a repris une.

    La prohibition ne supprime pas, elle prohibe. A moins de venir de la planète Mars (surement pas Vénus), nul ne peut ignorer, fut-ce un législateur, qu’une loi d’interdit ne supprimera pas la prostitution. La forme change mais la matière demeure (Rabelais). Et il ne fait aucun doute que la reprise de l’ensemble de la boutique par ceux qui font profession d’illégalité ne mènera pas vers un humanisme dans les baraques de chantier.

    Zut, je parle de concept simple et je me promène. Reformulons.
    La prostiituion, si c’est mal dans un cadre volontaire, c’est PIRE en souterrain. Il faut la combattre autrement que par l’interdiction et la répression.

    Un petit mot de plus. La prostitution est toujours contractuelle. Cela la différencie du viol. Et aussi, oui, lorsque le législateur décide de punir le viol, c’est bien dans l’espoir d’aller dans le sens de sa disparition.

    Une telle loi augmenterait la misère. Ce qui est un comble pour une oeuvre de salubrité morale publique.

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    rackam 26 juillet 2012 (14:23)

    Une autre approche du même sujet.
    Quels espoirs étaient ceux des nigérianes qui hantent les maréchaux, de nuit, maîtrisant quelques mots d’argot et deux chiffres en français? Que leur a-t-on fait miroiter pour les amener là? Quels rêves sont encore possibles quand elles auront fait ce « métier » jusqu’à ce que le corps s’affaisse, le coeur lâche, la mort s’installe?
    Et l’argent qu’elles envoient au pays n’est-il pas une invitation à leurs jeunes soeurs, cousines, voisines à se mettre entre les mains des passeurs/proxénètes?
    Alors non le droit qui prime dans cette question ne concerne pas le bas-ventre mais l’idée de l’homme la plus haute qui soit. Et même de la femme.
    Désolé, Stéphane, mais le droit des handicapés ( quel droit d’ailleurs!) doit se coucher devant l’autre. Tant pis, c’est la double peine pour eux, peut-être, mais l’autre peine est insupportable.
    On ne va pas nous repentir la gueule à propos de l’esclavage pour mieux excuser cette forme de traite abjecte. Même motif, même punition. Et ce, la fille ou le garçon fussent-ils originaires de Plounevez-Moëdec depuis sept générations.
    La puanteur indélébile de l’ultra-libéralisme, le vrai, pas son avatar économique c’est la marchandisation des corps.

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    Stéphane Mortimore 26 juillet 2012 (14:56)

    Vincent c’est fascinant comment vous êtes péremptoire. Vous m’expliquez donc qu’à votre âge vous savez… et que du fait que vous soyez pédopsy, vous avez une connaissance que je ne peux avoir. Puis je vous suggérer de cesser de vous prendre pour ce que vous n’êtes pas ? ce que vous savez c’est votre ignorance qui vous l’a appri, et comme vous prétendez ne pas l’être… ca fait peur. Et Zebulon, tout frétillant de nous expliquer que c’est toujours les mêmes qu’on entend en parlant du Strass… huhu, que c’est savoureux autant d’ignorance cumulée et qu’on retapisse de chiffre qu’on est allé chercher sur internet… le Strass a demandé au ministère de faire sauter la loi sur le raccolage passif, qui pénalise les prostitué(e)s. Vous ne le saviez pas, et le ministère s’en fout complet. Comme le fait remarquer Cadet, le fait de pondre une loi abolitionniste et de prohibition ne changera non seulement rien, mais en plus ne fera qu’aggraver la situation de ces fameux 90% que vous prétendez vouloir protéger. La réalité c’est que dans votre feuilleton de série télé vous imaginez un monde uniforme avec une triangulation à la Karpman « victime, bourreau, sauveur » et donc puis je me permettre de vous rappeler que dans cette triangulation il s’exerce un pouvoir mutuel et équivalent, ps de victime,=pas de bourreau, pas de sauveur, et que chacun emprunte à tour de rôle ce schémat Le bourreau vie en interdépendance avec sa victime et réciproquement, ainsi qu’avec le sauveur (ici vous et toutes les associations à vocation moralisatrice comme le Nid). Dans votre imaginaire victimaire vous ne pensez pas une seconde que la petite roumaine ne choisi pas ses clients elle aussi. Dans votre imaginaire frelaté par la moraline, vous ne voyez qu’une vitrine (le quartier rouge qui est un cas unique en Hollande) et peu importe si toutes les prostitué hollandaise qui bénéficie d’un cadre législatif et d’une protection sociale, ne sont pas toute en vitrine. L’important ce ne sont pas les faits, l’important ces que ces faits convienne à sa vision moraline et de la martyrologie. Actuellement votre vision totalement infantile de la prostitution, et de la sexualité, que ce soit celle des réseaux ou ceux de ces femmes et de ces hommes qui choisissent la prostitution comme moyen de subsistance, est en réalité tellement mortifère qu’elle favorise les mafias et les réseaux. Que c’est précisément parce que vous avez ce regard infantile, que la clandestinité et la violence ont toute leur place.
    C’est finalement le même schéma qu’entre 1919 et 33 aux USA, la prohibition justifié par des bonnes âmes qui firent gagner 1 million de dollars par jour à Al Capone.

    Cosa Nostra, la Camorra, l’UCK, la nangretta, Santa Corona Unita, les mafias russes et chinoises vous adorent, vous réagissez exactement selon leur voeux.

    Ah et puis Vincent, un oxymore c’est « un curé stalinien » pas « aurait toute sa place dans la bouche, d’un Big Brother, d’un staline, d’un curé, c’est important les virgules voyez. Quitte à faire des leçons de français le mieux c’est de ne pas dire n’importe quoi.

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    Cadet 26 juillet 2012 (15:41)

    Le Rackam est un animal à tête de bois.

    Quels espoirs étaient ceux des Tamouls qui font des kilomètres de nuit pour gagner 10 euros par jour à vendre des roses dans les restaurants, et qui dorment entassés dans des conditions précaires. Que leut a-t-on fait miroiter.

    Une autre vision dîtes-vous ?

    C’est bien la misère le problème, pas le sexe. Regardez le nombre de femmes qui se font payer pour tourner joyeusement des films porno amateur. De la prostitution, sans aucun doute. Il va falloir penser à interdire internet.

    Le chrétien que vous êtes n’ignore pas que Marie-Madeleine décide d’elle-même de sortir de sa condition et que ce que lui propose le fils de l’homme n’est ni une loi, ni une prison, mais un foyer d’accueil.
    D’ailleurs avant d’entrer en prison ou en simple garde à vue, c’est un légal doigt dans le cul qui vous est assigné. Et en plus c’est vous qui payez.

    Il y a bien 20 ans que les statistiques sur la prostitution ne sont plus que des suppositions. Les maréchaux ne se sont remplis que parce que le Bois s’était vidé. Mais le nombre de filles dans la rue a diminué comme peau de chagrin. Quant aux encartées, combien sont-elles.
    Vous voulez une fille ? Prenez le journal, il est plein d’annonces d’honnêtes mères de familles qui arrondissent les fins de mois.
    Lancez des lois, partez en croisade, il y aura toujours des fins de mois à arrondir, voire plus si affinités.
    Quant à l’abattage, il verra ses tarifs augmenter proportionnellement à l’accroissement du risque.

    Ce sont bien des états d’âme de riche que de vouloir interdire la pauvreté par des amendes et des prisons. Comme disait Gabin, salauds de pauvres.
    C’est pas beau beau ça. Si pardon, ça l’est totalement.

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    Stéphane Mortimore 26 juillet 2012 (16:14)

    « Ce sont bien des états d’âme de riche que de vouloir interdire la pauvreté par des amendes et des prisons » exactement, comme disait un auteur « les gens bien né situe l’enfer dans l’au-delà ».

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    pierre 26 juillet 2012 (16:59)

    Mais bien sur que vous avez raison.
    On n’est plus au temps des maisons closes.
    Si on légalise les putes, comme la drogue d’ailleurs, les raisons vont se démultiplier.
    Super, faciliter la vie de 5 prostituées pour en mettre 15 autres dans un nouveau raison.
    Regardez l’espagne, c’est un marché aux esclaves à ciel ouvert! Face à cette horreur, le bien-être de la prostituée passe en second plan.

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    Tibor Skardanelli 26 juillet 2012 (17:51)

    La traite humaine est insupportable et n’a rien à voir avec la libre disposition de son corps sauf dans les errements idéologiques de Nozick, tout ce qui est possible dans le cadre des principes démocratiques doit être mis en œuvre pour punir les proxénètes.
    Les phrases toutes faites sur les riches et les pauvres sont un peu creuses : le riche devrait se taire car il n’est pas contraint à la prostitution ? L’enfer n’est pas la pauvreté, l’enfer c’est le vice, la convoitise, son exploitation. Je ne suis pas vraiment Rousseauiste mais les Boshimans du Kalahari ne vivent pas en enfer pas plus que les Inuits : pourtant selon nos critères ils sont pauvres matériellement parlant. La richesse dont il s’agit là est celle de l’âme : si la loi ne peut rien pour la pècheresse, et si Jésus renvoie les lapidateurs à leur propre conscience, ce n’est pas la loi qu’il remet en cause mais l’injustice d’une punition disproportionnée. La loi est nécessaire même si nous savons très bien qu’elle n’instaure pas le bien sur terre, elle est un rempart contre la barbarie. Ce qui est critiquable, c’est la lapidation de la pauvre pécheresse qui nous permet d’oublier ce qui l’a amené là : la concupiscence des hommes. Qu’on puisse l’amener au poste, comme ses clients d’ailleurs me semble tout à fait raisonnable, que l’on mette les proxénètes au placard pour vingt ou trente ans est de la plus haute importance. Ce qui est gênant ce sont les déclarations idéologiques inquiétantes : « éradiquons la prostitution ! » à quel prix ? ou au contraire : « laissons faire nous n’y pouvons rien ! » pourquoi pas l’esclavage alors ? Si le bien chasse le mal comme la lumière chasse les ténèbres, l’homme ne peut vivre en pleine clarté, il faut lui laisser sa part d’ombre. L’aveuglante clarté de l’idéologie est une forme de ténèbre, en atteste toutes les persécutions sanglantes au nom de l’éradication du mal. Les hommes ne sont pas des choses, ils ne sont pas non plus de purs esprits, c’est la lutte obstinée, incessante contre la barbarie, l’avilissement de l’homme ou la volonté de supprimer sa liberté naturelle qui compte, cet équilibre est difficile à trouver, je ne crois pas que les récentes lois le mette en danger.

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    pierre 26 juillet 2012 (18:26)

    @tibor
    « ’l’aveuglante clarté de l’idéologie est une forme de ténèbre, en atteste toutes les persécutions sanglantes au nom de l’éradication du mal. »
    Vous êtes au paroxysme de la vérité.

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    pierre 26 juillet 2012 (18:29)

    Les propos de Stephane sont dans l’air du temps, à savoir que le riche cherche à profiter d’un pseudo-social, et le pauvre est martyrysé..
    Tout ce que doit faire la gauche pour prospérer, sans cela elle est fouttue, c’es ENTRETENIR LA LUTTE DES CLASSES. L France n’avancera pas avec ce principe gauchiste révolu. On doit avancer ensemble, arrêtez de vous faire endormir par les charmeurs de serpents socialistes.
    L’Etat n’est pas Dieu, merde!
    Ras le bol du socialisme. Ils bafouent la vraie morale en se réclamant de l’humanisme… Ils me dégoûtent..

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    Cadet 26 juillet 2012 (18:36)

    Ska,

    Rapidement, je ne pense pas que l’épisode de la femme adultère traite de l’importance d’une punition, mais plutôt du droit que nous avons à en appliquer.
    Bref, là n’est pas la question puisque que nous parlons de prostitution, Madeleine, et non d’adultère.

    La richesse et la pauvreté sont aussi sujet d’un débat intéressant et autre. La pauvreté relative est discutable (il me faut un nipad sinon la société est injuste), mais le prix du steack ne l’est pas. Je parle donc de besoins vitaux, ce qui permet de s’affranchir des comparaisons inouits.

    Il me semble aller de soi que je te suis au sujet du proxénétisme. Mais celui-ci est déjà interdit et réprimé.

    Je te suis de même sur l’idéologie. Celle de la répression ne nécessite pas de précision. L’inverse n’est pas vrai.
    Il y a deux hypothèses.
    1 La prostitution c’est le mal absolu quelles que soient les conditions
    2 C’est l’indignité de vie pour un grand nombre de prostituées qui est mal.

    Le 1 est indiscutablement moraliste, ou philosophique. Il n’en est pas moins défendable. Encore est-il nécessaire d’admettre la teneur de cette position pour éviter les dérives que tu soulignes.

    Le 2 pose moins de problèmes puisqu’alors tout un chacun sera d’accord que la logique préventive l’emporte sur la logique répressive et l’interdit.
    Eliminons ce qui amène à la prostitution et ainsi elle ne sera plus. En attendant cette aube lumineuse, réprimons ceux qui provoquent la partie illégale de cette misère.

    Un petit retour chez le Boss. Jésus ne prône que les lois d’amour, de tolérance et de pardon. Pour la matérielle, il prescrit que chacun fasse en fonction de ses moyens.
    Alors, Mesdames et Messieurs les dames patronesses et abolitionnistes, combien de fois avez-vous pris le temps de discuter avec une pute, combien de fois en avez-vous invité à dîner, combien de fois êtes-vous « monté », la payant pour une pause causette…

    Là, cela nous renvoie à la femme adultère.

    Si vous avez répondu « jamais » à toutes les questions du questionnaire ci-dessus, en quoi et comment pensez-vous être fondé à prétendre savoir de quoi vous parlez, selon telle ou telle statistique estimée et estimable comme un scribouillard.

    Comment pouvez-vous affirmer que la répression est une solution.

    Comment pouvez-vous affirmer que ce qui vous pousse est l’altruisme. Oh pardon, l’humanisme. C’est vrai que « on représente » les valeurs universelles des droits de l’homme sur au moins un quart du Canal saint Martin, et/ou le catholicisme de sortie par la sacristie qui a tant fait de tort au christianisme.

    La prochaine fois que vous en croisez une qui vous sourit, au lieu de regarder vos pompes ou votre compagnon de promenade en disant, quelle misère il faudrait l’interdire, rendez-lui son sourire.
    Quand vous serez grand vous pourrez même tenter un mot gentil.
    Après, vous parlerez d’humanisme, sans amende, sans pilori, sans grandiloquence, sans forfanterie. Juste avec un peu moins de certitudes, ce qui ne pourra vous nuire.

    En attendant, comment êtes-vous fait pour toujours esquiver, au nom de grands principes ou de petite vertu, lorsqu’on vous dit que votre remède est pire que le mal ,
    Vous vous en foutez vraiment ,
    Vous êtes sourds ?
    Vous êtes incrédules, noyés dans la certitude d’un confort moral ?

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    Vincent (un autre) 26 juillet 2012 (19:54)

    A Cadet,

    Juste pour information, l’exemple des Pays-Bas est un très mauvais exemple car il a pourri la lutte contre la drogue dans toute l’Europe.
    En gros, les producteurs de cannabis ne sont pas des enfants de chœur. Pour votre information une bonne partie de celui qui converge en Europe provient d’Afghanistan et sert pour partie à financer des actes terroristes (pensez y en allumant un joint).
    Pour avoir discuté avec des policiers en charge des narcotrafiquants, les Pays-Bas sont un enfer pour eux car ils ont ouvert une voie ou plutôt une autoroute au trafic illégal (de toutes drogues).
    Donc pour répondre à une autre thèse, le fait de supprimer un interdit ne veut pas forcément dire supprimer le trafic illégal. Dans le cas du cannabis aux Pays-Bas, cela l’a fait exploser…

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    Tibor Skardanelli 26 juillet 2012 (20:17)

    Se présenter comme l’ami des prostituées et vilipender ceux qui ne veulent les fréquenter c’est tout de même de la posture. J’habite dans un quartier sympa et je discutais l’autre jour avec l’épicier arabe en haut de notre rue : cet homme est heureux car son fils va vivre dans un environnement favorable. Mes filles sont des adultes aujourd’hui et je suis heureux d’avoir pu leur offrir un endroit où vivre loin des prostituées, des proxénètes, des drogués et des dealers. La première des libertés c’est de pouvoir vivre en sécurité : croire que l’on peut le faire parmi les prostituées et les drogués, c’est de l’angélisme.
    Le mal attire le mal, les quartiers chauds c’est bien lorsque l’on veut s’encanailler, y vivre à plein temps, c’est autre chose. Le romantisme autour de la prostituée et de son julot gagne-pain me laisse froid, comme l’image de la putain au grand cœur. Il est tout à fait légitime de fuir certaines personnes, je ne fais pas risette aux racoleuses car j’évite d’aller là où elles tapinent et que je n’ai pas envie qu’elles le fassent dans ma rue. J’évite aussi, autant que faire se peut, les voleurs, les meurtriers et les faux témoins.
    Mon interprétation de l’épisode de la femme adultère est certainement un peu libre mais Jésus fréquentait des publicains et a dit des choses sur ce qui appartient à César, il ne condamnait pas la puissance publique autrement dit, il condamnait la dureté de cœur et l’hypocrisie. La question de la liberté des mœurs n’est pas anodine car le si Christ pardonne il ne donne pas toute licence, ceux qui vinrent après lui sont assez clairs à ce propos. Nous vivons donc dans cette tension entre la compassion et la nécessité de l’ordre social, entre le péché et la grâce, entre élévation et nécessité matérielle.
    Nous tâchons d’aimer notre prochain et de tendre l’autre joue que nous soyons athées ou croyants ces idées ont percolé dans la société, le problème c’est que nous le faisons un peu à l’envers ces derniers temps. Ma faiblesse est de préférer le pauvre vertueux au pauvre qui ne l’est pas, comme je préfère le riche vertueux à celui qui ne l’est pas, je préfère aussi mes enfants à ceux des autres, ma femme à une inconnue, mes amis aux gens que je ne connais pas.
    Et puis, pour tout vous dire mon épouse verrait d’un assez mauvais œil que je fasse des sourires aux prostituées.
    Aime et fais ce que tu voudras.

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    Vincent Rouyer 27 juillet 2012 (00:28)

    Cher Stéphane,
    Il me semble que vous avez une certaine propension à interprérer mes propos pour leur faire dire ce qu’ils ne disent pas. Certes l’âge n’est pas en soi un critère d’expérience. Ma profession m’amène néanmoins à cotoyer une très grande diversité de gens issus de nombreux milieux. Je n’ai jamais prétendu être omniscient en revanche je pense avoir acquis une certaine connaissance de la nature humaine et de ses modes de fonctionnement. Je ne sais pas au juste ce que mon ignorance m’aurait appris ou non mais m’entendre dire (disons plus exactement me voire écrire) que je suis péremptoire venant de vous c’est assez comique vous en conviendrez(ou pas?) N’en déplaise à une certaine vision très relativiste que vous semblez partager (peut être me trompe-je?), je pense que certaines choses sont en elles même intrinsèquemnt perverses (je précise que je parle des choses, des comportements non de ceux qu en sont les auteurs) et la marchandisation et l’exploitation du corps humain quelles que soient les formes qu’elles revêtent avec ou sans consentement, en font partie. Ce n’est certes pas très tendance actuellement d’oser appeler un chat un chat, le bien le bien et le mal le mal mais ce sont des valeurs fondées sur une certaine conception de la nature humaine lentement élaborées au cours des siècles à travers la philosophie gréco latine et (osons le dire après tout pourquoi en avoir honte?) la religion chrétienne grâce auxquelles notre civisation s’est construite et a progressé. (on leur doit notamment l’abolition de l’esclavage, la reconnaissance du droit des femmes, l’abolition de la peine de mort, et même cette sacro-sainte laïcité dont on nous rebat régulièrement les oreilles) appelez donc cela comme il vous plaira, comme le disait une excellente amie à moi je ne suis pas chargé de vous le faire croire mais je me sens tout de même obligé de vous le dire. Votre leçon de psychologie savante sur la triangulation à la Karpman est excellente pour quelqu’un qui accuse les autres de moralisme. Me pensez vous naïf au point d’ignorer la complexité de cette siuation? Quant à rendre les associations d’aide aux prostitué(e)s responsables de l’augmentation des mafias et des réseaux elle est quand même bien bonne (vous avez l’art de savoir manier le paradoxe). ma vision de la prostitution est peut être infantile, je crains que la vôtre ne soit singulièrement idéalisée. Non, (et je partage votre opinion sur ce point) je n’ai pas la naïveté de croire qu’il suffise d’une loi abolissant la prostitution pour qu’elle disparaisse, mais il faut bien commencer par quelque chose. Avec des raisonnements comme le vôtre, l’esclavage n’aurait jamais été aboli. Je plaide pour ma part pour une meilleure éducation à une vision responsable de la sexualité, en commençant notamment par tordre le cou à certaines idées reçues comme quoi une sexualité active serait aussi indispensable à la vie que l’alimentation (curieusement d’ailleurs ce serait d’ailleurs plus indispensable pour les hommes que pour les femmes) que la continence conduirait nécessairement à l’irritabilité et à la dépression ou que les personnes handicapées ne peuvent accèder à une relation affective et sexuelle qu’à travers des « amours »tarifées (si ça ce n’est pas le comble du mépris et de l’handiphobie…)

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    pierre 27 juillet 2012 (08:11)

    @cadet
    Vous y êtes allé en Hollande? Car pour y être allé, j’ai vu des dizaines de dealers pululer dans les rues, ça vendait de la dure, et je peux vous dire que c’est directement lié à la légalisation.
    On a des réseaux de cannabis, certes, mais légaliser le shit, et les réseaux se transformeront en réseaux à coke, héro…

    LÉGALISATION, TRÈS MAUVAISE IDÉE…

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    Cadet 27 juillet 2012 (10:02)

    Ouh la la, reprenons. A tout seigneur tout honneur…

    …Ska.
    Certes mon intervention portait ton pseudo en titre, mais tu as buien du voir que ma colère contre les tartuffes et les certains ne t’était plus adressé.
    Aucun romantisme chez moi, encore moins d’angélisme. Et je respecte le choix de ceux qui veulent éviter les prostituées. Chacun fait comme il veut.
    En revanche, que celui qui les ignore ne dise pas les connaître.
    Que celui qui les évite ne dise pas ce qui est bon pour elle.
    Que celui qui les méconnaît ne prétende pas le contraire pour avoir vu quelques graphiques.
    Que celui qui ne parle que de lois d’interdisction et de répression ne se revendique pas humaniste, et éventuellement surtout pas chrétien.

    Vincent (un autre) et Pierre.
    L’exemple des Pays-bas est excellent si on ne le prend pas à l’envers.
    Je n’ai pas affirmé que la légalisation supprimait quoi que ce soit mais que l’interdiction favorisait l’illégalité.

    En revanche, si on mélange cause et conséquence, si on développe la logique de l’exemple donné au lieu d’en extraire la quintessence, si on croit que Socrate est un chat et toutes ces sources de confusion, alors c’est un très mauvais exemple.
    Comme serait mauvais tout exemple.
    Comme la façon dont est pris l’exemple est significatif d’une forme de pensée.

    Répéter sera-t-il utile.
    LA PROSTITUTION EST LEGALE EN FRANCE.
    Personne ne parle donc de la légaliser, mais de l’interdire.
    Mon propos n’est pas de remettre en cause les croisades morales ou sécuritaires de qui que ce soit.
    Il est de dire que la prohibition favorise la pègre.
    Dans le cas présent, favoriser la pègre c’est augmenter la misère physique et morale des prostituées.
    Répondre que malgré ce phénomène contre-productif et violent, il faut prohiber parce qu’il faut bien faire quelque chose n’est pas le niveau zéro de l’humanisme.
    Ce n’est pas de l’humanisme.
    C’en est même à l’opposé.

    Par ailleurs, mais tout ceci est hors sujet, l’herbe des Pays-Bas vient des Pays-Bas, l’Afghanistan est out depuis l’invasion de l’URSS, le Liban n’a pas tenu pour le même type de raisons et le Maroc s’est acheté une image.
    Les dealers dans la rue n’existent que pour contourner la limitation à 5 grammes par vente.
    Vous écrivez depuis Buenos Aires ou depuis l’an de grâce 1972 ?

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    pierre 27 juillet 2012 (10:30)

    Désolé Cadet, mais saviez-vous que les coffeeshops ont droit de vendre, mais pas de se fournir. Le pays entretient un double discours qui donne toute sa part du gâteau à la pègre.
    Leur système est totalement hypocrite.
    Ils vendent dans la rue car l’herbe est vendue par les coffees. Il n’y a que peu d’argent à se faire (pour les trafiquants) avec la fume, alors ce qu’il y a dehors n’est pas du tout de la fumette. C’est exta, coke et compagnie. Ils ne sont pas dans la rue à cause de la limitation à 5 grammes..
    La pègre est un phénomène INDÉPENDANT des lois. Ce n’est pas à cause de la présence, ou d’absence, d’une loi, que la pègre est favorisée ou non. Le volume total d’activités mafieuses ne va pas baisser ou augmenter selon qu’on prend des mesures ou pas. En revanche il s’adapte. Alors laissons le hasschih aux banlieues, ils est au moins garant d’une (provisoire) paix sociale dans les quartiers, ça évitera que la pègre décide de passer à plus lourd.. Et nos concitoyens seront protégés d’un plus grand mal, et heureusement l’idéologie socialiste trouvera ses limites dans le principe de RÉALITÉ. Détournez-vous un peu des idées, de la quête de la vérité, de gentillesse absolue, et analysez de manière pragmatique, sans chercher à pousser le raisonnement à son extrême.

    La vérité, comme la réalité, est souvent en bas de chez soi.

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    Vincent (un autre) 27 juillet 2012 (11:16)

    « L’interdiction favorisait l’illégalité »
    Ben cela me paraît logique, sans interdiction il n’y a pas d’illégalité. Ou plutôt si tout est permis, rien n’est illégal.

    En revanche si vous voulez dire que l’interdiction diminue les réseaux, c’est faux, aux Pays-Bas c’est exactement l’inverse qui s’est produit.

    Mais sur ce point ce n’est pas à vous que je répondais, je reprenais votre exemple pour répondre à ce qui était dit plus haut par quelqu’un d’autre quant au fait que légaliser la prostitution ferait disparaître les réseaux.

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    Vincent (un autre) 27 juillet 2012 (11:21)

    « Par ailleurs, mais tout ceci est hors sujet, l’herbe des Pays-Bas vient des Pays-Bas, l’Afghanistan est out depuis l’invasion de l’URSS, le Liban n’a pas tenu pour le même type de raisons et le Maroc s’est acheté une image. »

    Je vous invite à en parler à des spécialistes de la question, personnellement j’ai un frère dans le domaine, assez bien informé. Livrez leur votre théorie et nous verrons bien…
    En l’état actuel des choses l’Afghanistan est toujours premier producteur mondial de Haschish et d’Opium mais sans doute n’est-ce que pour décorer la région.

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    Natalia Trouiller 27 juillet 2012 (11:36)

    Juste une précision: la position abolitionniste ne préconise pas d’interdire la prostitution, mais de pénaliser le client, en protégeant la prostituée (abrogation du délit de racolage passif).

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    Cadet 27 juillet 2012 (11:48)

    Je connais l’ambiguité du système néerlandais.
    Le débat sur les psychotropes est autre, passons donc.

    Lorsque j’écris que l’interdiction favorise l’illégalité, je ne fais pas une lapalissade, je parle de la prostitution.

    A ce jour, l’illégalité concerne le proxénétisme.
    C’est l’interdiction de la prostitution qui est de nature à favoriser la pègre, donc le proxénétisme.
    On ne s’improvise pas hors-la-loi. S’il y a risque, les choses seront faites à couvert. Cela signifie une association organisée, pas de l’amateurisme.

    La prostitution extérieure passe donc sous contrôle total de la pègre. Le sort des prostituées se dégrade encore.
    La prostitution intérieure (annonces « anodines » des journeaux) continue sans problème.

    Le bilan est vite fait. D’un côté il y a une bonne conscience, de l’autre l’effet contraire de la volonté affichée.

    Qui parlait de pragmatisme ?

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    Cadet 27 juillet 2012 (11:53)

    Natalia,

    Il fallait le dire tout de suite que vous êtes la porte-parole du syndicat interprofessionnel des confusions de mots, de pensées, de concepts en tous genres.

    http://atilf.atilf.fr/academie9.htm

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    pierre 27 juillet 2012 (12:41)

    @cadet
    Je suis désolé que les conditions de vie des prostituées se dégradent, mais devriez peut-être vous rappeler que le métier de prostituée, bien qu’à priori le plus vieux du monde, n’est pas un métier « normal ».
    En revanche ce qui est dégueulasse, c’est qu’elles payent des impôts.
    Une pute est une pute, et en aucun cas n’a un mode de vie de boulangère. Mais vous semblez penser le contraire…

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    Cadet 27 juillet 2012 (14:03)

    Encore… encore !!!
    Non, c’est la der pour moi sur le sujet. Il suffira d’y ajouter un mot et le tour sera joué.

    Natalia,

    Comme je vous le disais, ou plutôt comme je le disais à la cantonnade, je vois beaucoup d’écrits de gens qui ne savent pas de quoi ils parlent.
    Votre,
    « protégeant la prostituée (abrogation du délit de racolage passif) »
    est clairement un mélange de pinceaux. J’ai lu quelques articles sur ce projet, et déjà constaté son côté bancal, particulièrement dans le choix des mots. C’est d’ailleurs volontaire, avec un petit air de la « très noble » Guerre de Sécession.
    Ce n’était pas une raison pour en ajouter, rajouter.
    Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Dommage que militantitsme et politique l’ignorent.

    Pierre 1,

    Vous venez de démontrer en une phrase ce que je me suis efforcé de dire en moult paragraphes.
    Ni humanisme, ni altruisme, ni compassion dans votre motivation. Uniquement de la morale.
    C’est très exactement la voie du totalitarisme.
    « Je suis désolé que les conditions de vie des prostituées se dégradent, mais » = M’EN FOUS DE LA VIE DES PUTES.
    « peut-être vous rappeler que le métier de prostituée, bien qu’à priori le plus vieux du monde, n’est pas un métier « normal » = MA MORALE NE LES ACCEPTE PAS.

    Pierre 2,

    Alors justement, je trouvais vos considérations géopolitiques un peu hors-circuit et je me demandais d’où vous les teniez. Ca aurait pu être du type Plenel, mais vous vous êtes clairement positionné ailleurs.
    En fait, vous ne les tenez pas, vous les supposez.
    L’herbe des Pays-Bas est produite aux Pays-Bas et c’est elle qui est vendue en France. La résine de cannabis de France vient peu ou prou d’Afghanistan, et ce depuis l’arrivée de l’Armée Rouge (comme le chanvre qui était cultivé là-bas et au Liban).
    Toujours hors sujet donc non motif à développement.
    Juste pouvez-vous demander en quoi l’article de votre lien remet ceci en cause.
    Après, vous pourrez chercher d’autres sources s’il vous en convient.

    Je laisse donc ce lien l’esprit serein. Je n’aurais pas troublé le moins du monde la pensée certaine.
    .

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    pierre 27 juillet 2012 (15:23)

    Plenel.. du délire. Ce mec est une quiche.
    Ah mais tout à fait, l’humanisme est l’escroquerie de l’époque. On a fait passer l’humanisme pour ce qu’il n’est pas, on emploie ce terme à tout bout de champ, il a été vidé de son sens. Chercher l’humanisme dans la prostitution, c’est comme chercher de la lumière dans une pièce obscure.
    Certains sujets ne doivent pas être traités sous l’angle de votre « humanisme » chéri qui n’est pas le mien.
    L’humanisme, je suis pour, je considère même qu’ila un caractère sacré, mais il s’avère contre-productif en politique. Sur cette terre traînent de vilaines créatures, et il est hors de question d’appliquer systématiquement l’humanisme.
    Surtout car la société n’avancera pas mieux avec des prostituées qu’on parque dans des hangars…
    La prostitution comme vous la percevez, en nuançant un petit peu le caractère horrible, si on applique vos dires, aggravera la situation. Vous aurez beau être humaniste, aimer les gens à fond, ça n’empêchera pas le vice d’avoir un lit encore plus douillet pour apparaître respectable aux yeux des gens. Oui, pour le bien de l’humanité, une pute doit rester une pute, et que ça reste clandestin…

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    pierre 27 juillet 2012 (15:30)

    Et je sais qu’elel est produite par les pays bas, mais les fournisseurs sont des mafieux. Je vous mets au défi de trouver un seul nom de fournisseur de coffeee en Hollande. C’est la loi, j’ai pas pris ça à Plenel (c’est horrible que vous m’assimiliez à lui), et le système est ainsi fait. Nous aussi, avons des aberrations, donc ne considérez pas que ça soit absurde, c’est comme ça. Avez-vous déjà discuté avec des patrons de coffee en Hollande? Si cette source-là ne vous convient pas, je peux rien pour vous…
    Je le répète, oui, je suis d’accord avec vous, c’est la Hollande qui fabrique, mais les épices sont vendues en dehors du circuit légal..
    Désolé si vous ne voyez pas d’humanisme dans mes propos, mais ces derniers temps on l’a un peu mis au service de gens qui en bafouent les principes chaque jour.
    L’ombre est à l’ombre, sachons vivre avec et l’accepter, et la lumière à la lumière.

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    Stéphane Mortimore 2 août 2012 (23:15)

    je ne vous demande riien du tout, la prétention c’est toujours ce qu’on invoque après en avoir fait une belle démonstration soi même. Ce que je veux ? Je l’ai écrit en toute lettre dans mon article, relisez le ou pas, je m’en cogne. Vos arguments sans queue ni tête sur la dépénalisation du cannabis m’ont inspiré un article, à lire normalement demain, soyez heureux, faute d’avoir quelque chose à dire vous donnez du grain à moudre aux autres.

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    pierre 3 août 2012 (08:17)

    @stephane
    Cool. Je me ferai un plaisir de le lire. Et bien voyez, je vais relire vos deux réponses. Ce que je n’ai pas trouvé dans vos réponses à la 1ère lecture, c’est la mise en application de vos idées. Comment elles se traduisent CONCRÈTEMENT pour les prostituées?

    A part la création d’un observatoire (à la mode au ps), pour rendre la prostitution moins marginale aux yeux des gens, vous ne proposez rien de concret pour les prostituées, si?

    C’est simple, je vous demande si vous voulez des maisons closes, des vitrines, mais ne voulez pas répondre clairement. Apparemment vous avez la connaissance absolue, je vous dis que je peux me tromper, mais faîtes le hautain. Une réponse courte, vous pouvez faire?

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    Natalia Trouiller 3 août 2012 (19:05)

    Ce que je trouve ici fascinant, c’est la confusion entre sincérité et vérité. Vous êtes sincère, Stéphane, je n’en doute pas une seconde, et parce que vous êtes sincère vous pensez que vous êtes dans le vrai. Jusque-là, rien d’anormal. Mais cela vous conduit à considérer que forcément, ceux qui ne pensent pas comme vous sont insincères:  » un discours parfaitement péremptoire et totalement hypocrite. » »pères la morale », « discours moralisateur » et j’en passe. La palme revenant à Cadet pour qui les abolitionnistes n’ont même jamais souri à une prostituée… C’est un peu fort. Pourrions nous dialoguer sans que vous nous accusiez, moi et vos autres contradicteurs, d’être hypocrites? Cela peut-il vous effleurer que nous ne soyons pas moins sincères que vous? Apparemment non, et c’est dommage – la recherche de la vérité n’y gagne guère. Votre position, je n’en doute pas une seconde, bien que je ne la partage en rien, vient d’un sincère intérêt pour les femmes – et quelques hommes – prostitué(e)s. Accordez-nous que, pour certains du moins, notre vision opposée à la vôtre n’en est pas pour autant dénuée de compassion ou de compréhension, et peut-être pourrions-nous enfin discuter. Vous semblez vous soucier prioritairement des quelques femmes qui réclament le droit de faire de leur sexe leur outil de travail; quant à moi, je prétends me soucier prioritairement des autres, celles qui font l’objet d’un esclavage et qui sont à la fois majoritaires et prisonnières de ces mafias que vous n’estimez pas davantage que moi. Bonne route à vous quand même.

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    Stéphane Mortimore 11 août 2012 (13:20)

    non, vous ne vous en soucier pas une seconde, vous vous souciez de votre seule idéologie. Vous n’avez à la bouche que le constat mortifère tout bien persuadée que non seulement le raisonnement s’arrête à là mais qu’il justifie des prises de position totalement absurde et purement idéologique. Pratiquement, hein, parlons un peu concret au lieu de se lancer des noms d’oiseau, sur le terrain, hein, vous faites comment pour « abolir » la prostitution, et tout aussi concrètement, vous faites comment pour pénaliser le client, sans pénaliser la prostitué. Allez, arrêté un peu de savoir pour tout le monde ce qui est bien ou mal, concrètement vous faites quoi et comment pour abolir. Je ne parle pas de sortir les files de la rue, non abolir, et surtout abolir sans faire plus de victime. Je vous écoute.

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    MireilleD 12 août 2012 (14:10)

    …de sortir les files de la rue » » qui attendent les filles de la rue ?
    Les filles ne vous en seront pas reconnaissantes :-)

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    ROL 15 août 2012 (10:33)

    Bonjour,

    le plus vieux métier du monde génère d’intarissables débats; j’avais en décembre dernier commis ce billet sur mon blog:

    http://acontrecourant2.canalblog.com/archives/2011/12/13/22956781.html

    je voudrais verser cette pièce au dossier
    Bien à vous

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    sylvie 17 août 2012 (17:53)

    Bravo pour ce billet plein d’humour. Je me suis régalée à le lire.

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    Xavier 30 août 2012 (12:35)

    Stéphane,

    Vous écrivez : « non, vous ne vous en soucier pas une seconde, vous vous souciez de votre seule idéologie. »

    Et vous, que faites-vous sinon vous soucier de défendre votre propre vision des choses ? Vous anvez parfaitement le droit mais pourquoi le reprocher à Natalia ?

    La vision des choses de Natalia est une chose, et on peut ne pas être d’accord. Mais il me semble qu’elle a toujours fait l’effort d’une argumentation construite et claire.

    Cordialement,

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