La Religion du Progrès

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La Religion du progrès, Esquisse d’une généalogie du progressisme. Pierre-André Taguieff. 3,9 €, 48 pages. Parution : 15 septembre 2012. Existe en format PDF, E-PUB et MOBI.

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Description

Le changement, c’est maintenant. Et le progrès, c’est pour quand ? Où en est-on de cette idée qui a fait avancer le monde ? Peut-on encore y croire ou faut-il la remettre radicalement en question ? Pierre-André Taguieff a mené l’enquête dans l’histoire des idées : il nous revient avec une leçon brillante et stimulante.

Extrait de la préface
« Un discours unique s’entend depuis plusieurs années à l’approche des élections présidentielles dans les démocraties occidentales : le discours appelant au « changement ». Il s’agit d’un mot magique, dont la seule invocation suffit à remplir les âmes. Moins peut-être les âmes simples, dont l’existence est aujourd’hui résiduelle, que les âmes formatées, qui sont légion.

Les acteurs politiques supposent donc, en se présentant comme « les candidats du changement », que la majorité des citoyens de leur nation aspirent au « changement ». Le désir de « changement » irait ainsi de soi. L’invocation du mot « changement » serait dotée d’une efficacité symbolique telle qu’elle rassemblerait les citoyens autour de son énonciateur. L’offre de « changement » est présumée « clivante », alors même qu’on observe un consensus croissant autour de l’impératif de « changement ». Un stratège politique ordinaire va tout faire pour s’approprier la promesse de « changement ». Il va se présenter comme l’incarnation du « changement », excluant ses rivaux et ses adversaires de « l’Empire du Bien » où il s’est installé.

On observe, en effet, que chaque candidat s’efforce de monopoliser l’usage du mot magique pour désigner le cœur de son propre programme politique, tout en rejetant ses concurrents dans l’enfer du non-changement ou de l’anti-changement, où rôdent « l’immobilisme » et le « conservatisme », soumis eux-mêmes à la tentation permanente de la « réaction ». L’opposition entre les partisans déclarés du « changement » et les autres (« archaïques », « passéistes », etc.) est bien sûr calquée sur celle des « progressistes » et des « réactionnaires », les « conservateurs » étant censés résister par nature au « changement », donc voués à devenir un jour « réactionnaires ». »

L’auteur
Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue, historien des idées. Il est directeur de recherche au CNRS.

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