Droite : le retour du diable

Un homme de droite est toujours soupçonné d’être en cours de « droitisation », nouveau nom de la menace vue de gauche et catégorie attrape-tout. Rien n’est pire, aux yeux des « paniqueurs » professionnels de gauche, que ce qu’on appelait naguère la « droite décomplexée », c’est-à-dire la droite osant être elle-même.

Dans le débat public, en France tout particulièrement, on observe une singulière surenchère dans les désignations de « l’extrémisme », du moins lorsqu’on parle de l’extrémisme « de droite ». Ces désignations se sont banalisées : « l’extrême droite radicale », « la plus extrême droite », « à l’extrême droite de l’extrême droite », etc. En un mot : dans le genre du discours de dénonciation, les professionnels du « plus à droite, tu meurs… » se multiplient parmi les commentateurs de « l’actualité politique ». Il semble s’agir pour eux de rivaliser en intensité dans la dénonciation du « pire ». L’extrémisation de l’extrême est la matrice d’un véritable lieu commun du discours politique contemporain, d’un topos de la rhétorique politique ordinaire.

Mais, soulignons le fait, l’exercice paraît strictement réservé au traitement des habitants malheureux des terres « de droite » ou considérées comme telles – avec leurs invités privilégiés : les « nationalistes », toujours en passe de devenir ce qu’ils sont (supposés être), des « ultra-nationalistes ». Ce qu’on appelle « l’extrême gauche » fait partie au contraire du paysage politique normal, et n’inquiète personne : le phénomène s’est folklorisé, même s’il peut rapporter de confortables sinécures (au Sénat ou au Parlement européen). L’extrémisation polémique peut s’opérer simplement par l’usage de l’expression stigmatisante : « à droite de la droite »(1).

De la droite à l’extrême

Dès lors, la « droitisation » de la droite n’est rien d’autre que son extrémisation. Elle reste cependant elle-même : la droite, même radicalement « droitisée », ne sort pas de sa catégorie. Un homme de droite est toujours soupçonné d’être en cours de « droitisation », nouveau nom de la menace vue de gauche et catégorie attrape-tout(2).

Rien n’est pire, aux yeux des « paniqueurs » professionnels de gauche, que ce qu’on appelait naguère la « droite décomplexée », c’est-à-dire la droite osant être elle-même. Et, comme le diable, la « droitisation » est « polymorphe », elle multiplie les masques, elle paraît ce qu’elle n’est pas et n’est pas ce qu’elle paraît. Naissance d’un mythe répulsif. Par ailleurs, le passage à droite n’est pas un passage comme les autres : il marque le téméraire voyageur politique d’une tache indélébile. D’un acteur politique ou d’un intellectuel, on rappelle qu’il a été, dans sa jeunesse, « très à droite ». Il devient par là même suspect : on suppose qu’il a été imprégné d’une façon fatalement « durable » par son engagement « très à droite » de jeunesse. Un « très » qui est par nature un « trop ». Ce « péché de jeunesse » demeure comme une souillure. Être à droite, c’est toujours être trop à droite.

La logique du pire repose ici sur la thèse selon laquelle la droite, par une malédiction tenant à sa nature, est vouée à être toujours plus à droite, à aller toujours plus loin à droite, à dériver toujours plus extrêmement à droite, vers la droite – donc vers elle-même. Être elle-même, pour « la droite », ce serait être extrême. Son être authentique serait son être extrémiste. Soit le summum du politiquement répulsif. Et tout individu « de droite » serait voué à un fatal retour à soi, c’est-à-dire à sa nature intrinsèquement droitière. Appartenir à « la droite », c’est appartenir à une « famille politique » ou « idéologique », comme on dit. Certains experts reconnaissent qu’il s’agit d’une « famille idéologique complexe et diversifiée »(3). Mais « l’extrême droite » est aussi, pose-t-on, une « famille idéologique » qui s’inscrit dans un vaste espace « familial », celui des droites ou de « la droite ». Cette catégorisation revient à une malédiction. Il s’agit d’une « famille politique » maudite, qui contamine tout ce qu’elle touche, et souille par simple contact. La contagion est attribuée à « la famille » comme aux « sous-familles ». Dire que « la droite » et « l’extrême droite » ont des points communs, des thèmes communs ou des frontières communes, qu’elles « partagent des valeurs » ou s’imitent l’une l’autre, c’est diaboliser « la droite ».

Les mythes fondateurs de l’antifascisme

Pour comprendre la force de cette diabolisation, il faut considérer de près les mythes constitutifs de ce qu’il est convenu d’appeler « l’antifascisme », qui s’est défini vers le milieu des années 1930, à l’initiative de la propagande soviétique, comme machine de guerre idéologique contre le national-socialisme. L’antifascisme d’origine soviétique est devenu banal dans les démocraties occidentales, il s’est diffusé, après la Seconde Guerre mondiale, dans le champ tout entier des opinions et des croyances.

L’imprégnation antifasciste a modelé l’esprit public, affectant les droites comme les gauches, et, en conséquence, contribuant à effacer le clivage droite/gauche(4). C’est là ce qui explique le fait que le comble de l’horreur, dans les représentations sociales des démocraties contemporaines, a un titulaire indétrônable : Adolf Hitler. Si Hitler et le nazisme incarnent l’horreur politique même, l’horreur maximale, et plus précisément le pire dans l’ordre de l’extrémisme de droite, ils peuvent jouer le rôle d’un critère d’identification et de classement : les « extrémistes » vont dès lors être situés selon leur plus ou moins grande proximité vis-à-vis de l’hitlérisme ou du nazisme. Mais certains débatteurs vont plus loin : ils vont au-delà de la simple nazification, et accusent leurs ennemis d’être pire qu’Hitler. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la notion est difficile à concevoir : comment être pire que le Mal absolu ? Et, pourtant, ce qu’il faut bien appeler l’ultra-nazification existe et persiste dans les âmes et dans les mots.

On a parfois l’impression que les « spécialistes de l’extrême droite », diplômés ou non, sont des disciples du personnage joué par le sémillant Christian Clavier dans le film de Jeannot Szwarc, La Vengeance d’une blonde (1994) : le héros très agité de cette comédie, présentateur de journal télévisé, après avoir été enlevé par une bande de néo-nazis d’opérette, les décrit à son épouse incrédule comme situés « à l’extrême droite d’Hitler ». Donc pire que le pire : l’horizon indépassable de l’horreur contemporaine est ainsi repoussé. On ne saurait dire mieux, ni suggérer pire. Toujours plus fort ! La frénésie polémique est sans limites. Les indignés délateurs s’appuyant sur une historiographie de militants d’extrême gauche, ne voyant l’extrémisme que chez ceux d’en face, l’exercent dans leurs étiquetages du Mal. Il y a là une bouillie conceptuelle engendrée par la rencontre d’une historiographie policière (se contentant de ficher et de dénoncer avec indignation), d’un esprit militant manichéen et d’une formation intellectuelle insuffisante – on hésite entre deux diagnostics : degré zéro de la réflexion méthodologique ou ignorance des problèmes épistémologiques élémentaires. Le moralisme de l’indignation outrancière remplace la réflexion. Au cri d’indignation ou d’horreur s’ajoutent souvent la condamnation morale en guise d’analyse et la dénonciation édifiante en guise d’épistémologie.

La confusion intellectuelle

Les formules creuses font bon ménage avec la confusion intellectuelle, dans tous les camps. Dans l’idéologie gauchiste hexagonale, Le Pen étant tenu pour une réincarnation d’Hitler, la reductio ad Lepenum va de soi. Le directeur-adjoint de Libération, Sylvain Bourmeau, dont on regrette qu’il n’ait pas joué un rôle, même mineur, dans La Vengeance d’un blonde, a ainsi jeté l’anathème sur l’écrivain Renaud Camus, en déclarant qu’on pouvait le « classer à la droite de Jean-Marie Le Pen ». Pire que le pire, encore une fois : déjà, en 2000, Laure Adler, alors directrice de France Culture, aurait déclaré que Renaud Camus était « pire qu’Hitler(5) ». Donc pire que le diable. Il s’agissait bien là d’un acte de baptême sataniste : proférer l’insulte rituelle maximale, une insulte ultra-nazifiante, c’est inventer une nouvelle chimère politique, c’est faire naître un nouvel ultra-extrémiste de droite, un être à peine nommable, mais point du tout pensable. Simplement dénonçable. La diabolisation est ici à son comble.

Simplifions le tableau de la logique antidroitiste, ultime rejeton de l’antifascisme stalinien, devenu la pensée commune des gauches : l’axiome est que la droite est maudite ; la loi d’évolution est qu’en raison de sa nature, la droite est vouée à se développer sur le mode d’une (auto-)extrémisation sans limites, comme extrême droite, puis extrême extrême droite, à l’infini. Un infini horrifique dont l’expression « à l’extrême droite d’Hitler » donne une idée. « À la droite de Satan » représente une formule alternative, à la Taxil(6). Et l’on sait qu’après bien des voyages imprévus, le diable est revenu par « la gauche », au fur et à mesure que celle-ci s’est vidée de son sens, en même temps que la « distinction fossile(7) » dans laquelle elle prenait place. Ses projets d’émancipation et de justice sociale s’étant soit banalisés par leur réalisation même (l’État-providence), soit transformés en chimères dangereuses eu égard aux dictatures totalitaires qui s’en sont réclamé, « la gauche » est devenu un champ de non-attraction symbolique. N’ayant rien à proposer qui n’existe déjà ou n’ait déjà échoué, « la gauche » ne peut exister sans se donner des ennemis diaboliques, définis exclusivement par un ensemble de traits négatifs. Elle tient son semblant d’existence des ennemis chimériques qu’elle s’invente et à l’existence desquels, fascinée par ses propres créations, elle finit souvent par croire. Ces ennemis fictifs sont de nature satanique. « L’extrême droite », c’est la droite luciférienne de la nouvelle « Bonne Presse ». Face aux possédés, seul l’exorcisme est de rigueur. Dans un premier temps, l’anathème et l’imprécation sont recommandés.

Il ne faut pourtant pas s’en tenir au simple constat que la bêtise ou le vide est à gauche, voire de gauche, et, pour retourner le compliment, qu’elle n’atteint ses sommets que dans une gauche devenue pleinement elle-même, c’est-à-dire extrême. La gauche est simplement elle-même dans son imagination polémique, lorsqu’elle fait naître ou renaître des fantômes, se nourrissant pour survivre de récits d’épouvante peuplés de personnages répulsifs, dits « d’extrême droite » ou « de droite extrême ». Face à la menace, elle s’érige en « barrage » : le diable ne passera pas, réaffirme-t-elle. Le plus surprenant dans l’affaire, c’est que l’opération continue de marcher. Le diable reste à la porte. Seuls quelques diablotins pénètrent par le trou de la serrure. La politique n’a point cessé de relever de la magie.

Notes   [ + ]

1.Philippe Vervaecke (éd.), À droite de la droite. Droites radicales en France et en Grande-Bretagne au XXe siècle, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2012. Cet ouvrage collectif vaut mieux que son titre-slogan, et donne à lire quelques excellentes études.
2.La catégorie polémique fourre-tout est ainsi présentée par deux jeunes essayistes socialistes, Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin : « Ce que nous appelons “droitisation” n’est pas la victoire des droites d’hier, mais un phénomène autre, nouveau, lié à la peur du déclassement de l’Occident, qu’il soit européen ou américain. Diffus, parfois contradictoire, ce phénomène a pris une ampleur toujours plus grande. Occidentalisme, identitarisme, islamophobie en constituent des traits caractéristiques dont le degré de sophistication évolue évidemment selon les publics » (Voyage au bout de la droite. Des paniques morales à la contestation droitière, Paris, Mille et une nuits, 2011, p. 10).
3.Jean-Yves Camus, « L’extrême droite : une famille idéologique complexe et diversifiée », La Pensée et les Hommes, n° 68, juin 2008.
4.Voir Pierre-André Taguieff, Les Contre-réactionnaires. Le progressisme comme illusion et imposture, Paris, Denoël, 2007.
5.Sur ce qu’il convenu d’appeler « l’affaire Renaud Camus », ou plus exactement la première en date (printemps 2000), provoquée par quelques lignes de son journal de 1994, La Campagne de France (Paris, Fayard, 2000), voir notamment le témoignage de Claude Durand, « Avant-propos assorti de quelques matériaux et réflexions pour une étude socio-médiologique de l’“affaire Camus” » (juin 2000) ; Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde. Du contre-pouvoir aux abus de pouvoir, Paris, Mille et une nuits, 2003, p. 364-370 ; et l’interview d’Alain Finkielkraut, in Ralph William Sarkonak, Les Spirales du sens chez Renaud Camus, Amsterdam et New York, Éditions Rodopi, 2009, pp. 273-290.
6.Docteur Bataille (pseudonyme), Le Diable au XIXe siècle ou les mystères du spiritisme. La franc-maçonnerie luciférienne, Paris et Lyon, Delhomme et Briguet, 1895, 2 vol.
7.Jean Baudrillard, De l’exorcisme en politique… ou la conjuration des imbéciles, Paris, Sens & Tonka, 1998, p. 20.

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Philosophe, politologue et historien des idées, directeur de recherche au CNRS. Derniers ouvrages parus : Le Nouveau national-populisme, Paris, CNRS Éditions, 2012 ; Wagner contre les Juifs, Paris, Berg International, 2012.

25 Réactions à "Droite : le retour du diable"

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    Marie 31 juillet 2012 (12:30)

    Comment ne pas adhérer à ce billet quand on est de droite! La gauche a réussi à rendre les gens de droite honteux de ce qu’ils sont et s’avouer de droite c’est pire qu’un coming out pour nombres de gens alors on se tait et on subit!

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    pierre 31 juillet 2012 (12:56)

    Mon opinion sur le sujet est que la droite classique doit être assez ferme dans ses positions, afin que son électorat se renforce et n’aille pas vers les extrêmes. Même si je ne condamne nullement un électeur d’extrême droite, je pense que ce sont les partis dits modérés qui peuvent changer la donne…
    Je me trompe peut-être. Mais quand l’extrême c’est que les politiques ont mal fait leur boulot. Le boulot de la droite est de nous protéger et de favoriser le boulot, alors ils doivent être fermes, pas mous.

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    pierre 31 juillet 2012 (12:58)

    « Quand l’extrême est là » je coulais dire.
    Mille Excuses

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    kessler 31 juillet 2012 (14:11)

    l’univers étant fini (selon les physiciens) il n’y a d’infini que métaphysique: c’est dire le caractère religieux de la Gauche…

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    Kantin Gilbert 31 juillet 2012 (14:23)

    Problème plus général d’une époque qui n’arrive pas à définir le bien autrement que par son antithèse, le mal. Où sont les repères ? Il n’y a que des repères relatifs, et pas de repère absolu pour le bien.
    Alors le bien est ce qui combat le mal, vitupéré chez ceux qui contestent l’égalitarisme, nouvelle religion d’état.

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    Marie 31 juillet 2012 (14:24)

    @Pierre

    La droite classique cela veut dire quoi? on parle de quel mouvement , l’UMP le Centre ? Par contre je suis bien d’accord avec vous plus de fermeté de nos représentants de droite serait bienvenue mais comme vous le savez sûrement ceux qui font et défont les politiques sont les médias si gauchisantes. On essaye de nous vendre pour la tête de l’UMP celui qui parait le moins pugnace contre la gauche , c’est clair comme de l’eau de roche ! On nous dit que le FN est un parti issu de la droite ce qui est totalement faux . C’est pour encore enfoncer dans le crâne des gens que la droite doit avoir honte d’Etre!
    La gauche actuelle est loin d’être démocrate .

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    François Baret 31 juillet 2012 (14:30)

    « la droite est * à jamais*maudite » pour plusieurs raisons:
    – elle était royaliste et cléricale au 19eme;
    – elle était antisémite dans les années ’30;
    – elle a trahi la France en collaborant et l’humanité en faisant la rafle du vel d’hiv (et autres crimes….);
    – elle a été à l’origine de l’horreur coloniale (en y entrainant bien sûr beaucoup de gens prétendument de gauche);
    – elle promeut aujourd’hui la haine raciste anti-arabe.
    Elle a ainsi déshonoré les valeurs qui l’habitaient dans la fange du fascisme. Elle n’est plus qu’un groupement de défense d’intérêts économiques soutenu par la frange du peuple qu’elle réussit à effrayer après l’avoir parquée dans les ghettos périurbains.

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    Marie 31 juillet 2012 (15:22)

    @François Baret
    quelle belle accumulation de poncifs et quel manque de culture historique!
    Edouard Herriot meneur du Cartel des Gauches:
    « Devant la Chambre des députés, lors du vote des pleins pouvoirs le 9 et 10 juillet, il rend hommage au maréchal Pétain le 9 juillet : « Autour de M. le Maréchal Pétain, dans la vénération que son nom inspire à tous, notre nation s’est groupée en sa détresse. Prenons garde de ne pas troubler l’accord qui s’est établi sous son autorité. Nous aurons à nous réformer, à rendre plus austère une République que nous avions faite trop facile, mais dont les principes gardent toute leur vertu. »
    Antisémite dans les années 30 ? la France s’est divisée lors de l’affaire Dreyfus avant la guerre de 1418!
    Les fondements de la politique d’émigration ont été mise en place dans les années 20, élaborée de bout en bout par des politiques et experts du centre gauche !
    Horreur coloniale? nous aurions tant détruits de nos anciens colonisés tiennent tant à venir en France ou ils réussissent mieux que les autres émigrés? La haine anti arabe mais bien sûr, demandez vous pourquoi la gauche à utiliser les « beurs » comme porte drapeaux. Le fascisme parlons en « http://la-brochure.over-blog.com/article-matteotti-gramsci-rosselli-mussolini-108507186.html, Mussolini venait du PS italien; Discréditer les gens de droite ainis c’est bien le signe que beaucoup sont incapables d’assumer ce qui fut!
    La droite n’est surement pas parfaite mais il ne faut pas dire n’importe quoi !

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    idiot 31 juillet 2012 (15:28)

    La stigmatisation de la droite (droitisation) est d’autant plus facile que celle-ci a toujours eu honte d’elle même. Fillon, NKM, Le Maire and co n’ont-ils pas honte, aujourd’hui, d’être de droite ? Ils préfèrent être dans Les Inrock que dans Spectacle du Monde !

    Et la droite, quelle est son logiciel idéologique ? Il n’y en a pas, comme à gauche d’ailleurs. Pour avoir quelques idées, il faut aller chez les non conformistes tel qu’Alain de Benoist. Ci-joint une analyse critique de son dernier ouvrage :

    http://idiocratie2012.blogspot.fr/2012/07/alain-de-benoist-intellectuel-radical_09.html

    Quant à dire que la droite c’est le Vel d’hiv, la colonisation et le racisme, c’est bien peu connaître l’histoire des idées et l’histoire tout court. Les royalistes ont très largement participé à la Résistance, et ce, dès le début quand dabns la Collaboration, il y a eu de très nombreux socialistes révolutionnaires (Déat, Doriot, etc.). La théorisation de la colonisation vient aussi de penseurs de gauches.

    Mais bon, la reductio ad hitlerum fonctionne toujours aussi bien. Elle permets non seulement de ne pas se poser de question, mais aussi de jouer au curé censeur.

    Sur l’affaire Camus :

    http://idiocratie2012.blogspot.fr/2012/06/petits-meurtres-entre-auteurs.html

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    Marie 31 juillet 2012 (15:41)

    @idiot
    c’est pourquoi ces 3 là ne sont pas les préférés des militants.

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    Patrick 31 juillet 2012 (15:57)

    @ Idiot,
    Euh, j’ai l’impression de vous insulter ! Vous n’auriez pas pu choisir un pseudo plus positif ? Je ne vous trouve pas si idiot que cela !
    ;-)

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    pierre 31 juillet 2012 (16:02)

    @idiot!!
    Je pense exactement la même chose que vous.
    Le jour ou je les ai vus dans les Inrocks, je me suis dit « ça sent le roussi »!

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    pierre 31 juillet 2012 (16:12)

    @marie.
    J’ai compris une chose. C’est de la politique de comptoir, mais c’est pas grave, vous allez voir.
    Djamel Debouze a dit: « j’aurais pu voter à droite, je gagne bien ma vie, mais la position de Sarko fait que je suis à gauche ».
    Autrement dit, si ça avait été une droite molle, on aurait eu des artistes, des immigrés et cie… plein de monde. Bref, on n’aurait pas perdu les élections.
    Rozelyne Bachelot est convaincue que la droite aurait gagné si Sarkozy n’avait pas fait le Buisson..

    On se retrouve dans un beau paradoxe. Finalement, quand la droite se donne une identité ferme, elle est moins populaire, mais quand elle est molle, comme Chirac qui aujourd’hui est un héros, alors là, tout le monde est de droite! Hallucinant!

    Pour moi la droite classique est celle que veut nous faire avoir le PS. Une droite qu’on a eue pendant des années, toute molle, qui laisse tout passer, et quand des mecs comme Coppé se font huer par la gauche, alors qu’il est, je trouve, la synthèse de toutes les droites, je me dis que si on veut gagner, ne prenons pas en compte les dires de bobos et d’artistes millionnaires.

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    pierre 31 juillet 2012 (16:14)

    Je parlais de l’Ump, car le centre de Bayrou n’est pas DU TOUT à droite pour moi. C’est même le contraire de la droite, de la franchise.. Non, quand je dis droite, c’est l’ump

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    Valérie 31 juillet 2012 (16:22)

    François Baret : vous le faites exprès ou vous êtes comme ça de naissance ? Staline, un homme de droite ? Mao, un homme de droite ? Pol Pot, un homme de droite ? Voire : le national-socialisme, c’est-à-dire l’alliance des rouges et des bruns…
    La vérité est que la gauche est la responsable de toutes les catastrophes totalitaires du XXe siècle ! Pourquoi ? Parce qu’elle met de l’ideologie là où il ne devrait y avoir que de la mesure et du raisonnable.
    Oui, affreux sire, vous aurez toujours tort avec Sartre ! Aaron avait raison !

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    Valérie 31 juillet 2012 (16:24)

    PS : en tout cas, merci à M. Taguieff pour cet article qui stimule notre matière grise endormie par le soleil ! J’en demande encore !!!

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    Marie 31 juillet 2012 (16:25)

    @pierre
    Rassurant
    http://www.saladelle.fr/?p=10111

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    Jean-Christophe 31 juillet 2012 (16:42)

    D’habitude, je ne comprends rien du tout à ce qu’écrit Pierre-André Taguieff et cela fait au moins dix ans que je ne le lis plus (trop universitaire, trop académique, trop notes de bas de page, etc). Là, il est limpide et en plus très drôle ! Du coup, je vais voir ses derniers livres. On dirait du Boutang. En plus intelligent. Bigre !

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    pierre 31 juillet 2012 (16:48)

    Le titre de l’article n’est quand même pas très cool. A chaque fois que je clique sur la page, je tombe sur droite=mal. Je sais que c’est du aux dires de la bien-pensance, mais c’est quand même schkreugneugneu à chaque fois que je le lis.

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    pierre 31 juillet 2012 (16:50)

    @Marie
    Il y a encore du boulot, car d’après « des » sondages, ce serait Fillon le plus réclamé par la droite. Bon, je trouve qu’il faut, sans l’oublier, faire abstraction de Chirac, et arrêter de se référer à lui quand on évoque l’avenir de l’ump. Son avenir n’est à mon avis pas dans le social, mais dans le pragmatisme.

    Ce n’est pas parce qu’on parle d’immigration qu’on est forcément raciste. Salauds de gauchos!

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    JeNenSuisPasCertain 31 juillet 2012 (17:19)

    Tout homme mérite un jour ou l’autre, soit une bonne droite, soit un direct du gauche (de rien c’est gratuit)

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    Tibor Skardanelli 1 août 2012 (18:42)

    Pour nous consoler, souvenons-nous que la gauche est la sinistre, la mal à droite.

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    Théo31 19 août 2012 (20:34)

    On rappellera à Mr Baret que René Bousquet était un socialiste, un fidèle de Léon Blum et un fonctionnaire extrêmement zélé.