Climat. Le soleil fait tache !
Le physicien Henrik Svensmark révolutionnera-t-il la « théorie » du changement climatique ?
« - Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! »
Baudelaire, Petits poèmes en prose, I 1869. Il s’appelle Henrik Svensmark, il est danois et physicien de son état, il sera peut-être un jour reconnu comme l’égal des plus grands. Pour le véritable scientifique qu’il est, les faits viennent avant les théories, avant l’idéologie surtout. De quels faits s’agit-il ? L’influence du soleil sur le climat est déterminante. Ce qui nous semble évident ne l’est pas mais pire encore, les climatologues corrompus par l’idéologie, le conformisme et la course aux subsides rejettent cette idée avec force, voire avec hargne et la plus évidente mauvaise foi pour certains : le dogme dominant leur discipline est que le réchauffement climatique constant observé au XXe est causé par l’activité humaine et l’émission de gaz carbonique qu’elle provoque.
Pour Henrik ce dogme est totalement erroné : il sait comme beaucoup qu’il existe une corrélation presque parfaite depuis quatre siècles entre le nombre de taches solaires et la température sur terre, mieux la reconstruction de l’activité solaire grâce à l’étude de rapports isotopiques de divers composés chimiques liés à l’activité solaire il est possible de rendre compte de phénomènes historiques comme l’optimum médiéval, période particulièrement douce durant laquelle on fait pousser de la vigne en Écosse pendant que les Vikings colonisent une terre verte et accueillante : le Groenland.
Climat. Une idéologie réchauffée ?
Cette corrélation se retrouve dans les études de la mousson en Asie, elle est générale et extrêmement troublante, pourtant les idéologues néo-malthusiens s’en moquent, leur grande affaire c’est le gaz carbonique, peu importe si il explique beaucoup moins bien, voire pas du tout, les variations climatiques passées et les températures actuelles, ce qui est important c’est de désigner l’homme comme unique responsable d’un réchauffement qui finalement détruira la planète. Il leur est d’autant plus facile d’écarter le rôle de l’activité solaire que ses variations en terme d’irradiation directe sur la Terre ne permet pas d’expliquer directement les variations de température observées, simple corrélation sans rapport de cause à effet disent-ils. Comment pourtant ne pas être frappé par un phénomène d’une telle constance au cours des âges ?
Climat et rayonnement cosmique
Henrik s’intéresse au rayonnement cosmique, ce bombardement incessant de notre atmosphère de particules à haute énergie issues des colossales explosions de super-novae dans notre galaxie, il se souvient alors d’expériences d’ionisations dans des chambres spéciales pour étudier la formation d’aérosols, une idée d’une brillante simplicité lui vint alors : la formation et la dynamique des nuages sur notre planète ne seraient-elles pas directement liées au rayonnement galactique ? Le mystère de la corrélation entre activité solaire et température serait alors expliqué. En effet en cas de forte activité de notre étoile le rayonnement galactique serait dévié de notre planète et la moindre création d’aérosols qui en résulterait diminuerait la couverture nuageuse et donc de l’albédo (la réfraction des rayons solaires par les nuages), d’où une élévation de la température. À l’inverse une diminution des vents solaires augmenterait l’impact du rayonnement galactique et une augmentation de la couverture nuageuse, provoquant ainsi une baisse de la température.
Une équipe du CERN indépendante de celle de Svensmark a entrepris une étude de longue haleine (nommée CLOUD) dans un caisson spécial construit à cet effet pour parfaire notre connaissance de l’impact des particules à haute énergie sur la création d’aérosols si importants pour comprendre les nuages. CLOUD a publié ses premiers résultats l’année passée, s’ils ne valident pas totalement la théorie du rayonnement galactique (la limitation due à la taille de la chambre ne le permet pas), ils montrent qu’on ne peut plus l’écarter l’influence du rayonnement cosmique sur la formation des nuages. L’équipe de Svensmark a, quant à elle, étudié la corrélation entre grosses explosions solaires et diminution de la couverture nuageuse avec des résultats extrêmement encourageants. Si la théorie du rayonnement galactique devait être confirmée il s’agirait d’une véritable révolution copernicienne : les nuages ne sont pas le résultat du climat, mais plutôt le climat une conséquence du rayonnement galactique par le truchement des nuages !
Il faut bien entendu rester prudent, ne pas tomber dans les mêmes exaltations idéologiques auxquelles nous a habituées le GIEC, une chose reste de toute façon : le retour de pratiques scientifiques solides et décentes dans une discipline qui avait perdu toute crédibilité, préférant les oracles de modèles informatiques à la réalité. Svensmark vient de publier un remarquable papier sur le rayonnement galactique et son impact sur la vie terrestre, en particulier l’explosion cambrienne, mais ceci est une autre histoire…
- Présentation du projet CLOUD au CERN.
- Un documentaire danois sur Svensmark (en anglais).
- Beaucoup d’articles scientifiques sont disponibles sur le Web, nous parlerons une autre fois de l’un d’eux qui vient d’être accepté par la Royal Astronomical Society : « Evidence of nearby supernovae affecting life on Earth ».


Marie2 août 2012 à 15:20
@Tibor
Enfin quelqu’un qui ne sombre pas dans les affirmations ubuesques actuelles. La météorologie comme la climatologie sont des sciences neuves . Les climatologues fervents « apocalystophiles « ne veulent reconnaitre ce qu’un généalogiste accoutumé à la lecture des registres paroissiaux peut lire sur les variations climatiques . Peut être allons nous enfin reconnaitre que Allègre ne dit pas que des âneries:)
Tibor Skardanelli2 août 2012 à 15:34
Le problème c’est qu’Allègre ou quelqu’un de son équipe en tout cas aurait trafiqué une courbe d’Håkan Grudd dans son livre l’ »imposture climatique », le livre est excellent mais une faute pareille est mortelle pour un scientifique de sa classe. Ces ennemis s’en sont donnés à coeur joie, il a ainsi ruiné les attentes de ceux qui mettent en doute les affirmations extravagantes du GIEC, c’est vraiment dommage, vraiment…
Marie2 août 2012 à 15:37
Dommage bien évidement mais on peut rêver qu’un des contributeur du Giec fasse une grosse boulette dans ce genre!
Tibor Skardanelli2 août 2012 à 15:57
Malheureusement les choses ne fonctionnent pas de la même façon quand ce sont les idéologues caca d’oie qui trafiquent la science ! Michael Mann et Phil Jones, que la honte soit sur eux, ont trafiqué leurs données pour produire la fameuse courbe en forme de hockey qui fut utilisé par Al Gore dans son film « Une vérité qui dérange », cette même courbe se trouvait dans tous les rapports du GIEC. Lorsqu’en dépit de difficultés énormes (refus de publication, refus de transmettre les données, railleries en tout genre) McIntyre et McKitrick ont mis la supercherie en évidence. Le GIEC retira simplement le graphe de ses rapports, Jones et Mann quant à eux sont toujours bien au chaud dans leurs universités respectives, soutenus par leurs paires.
C’est dire la qualité des travaux de Svensmark, dans ce climat de peur et de coups bas, si bien décrit par Richard Lindzen en 2006 dans le « Wall Street Journal » : « A climate of fear », son article de 2009 a mis 18 mois avant d’être accepté par la Royal Astronomical Society (je crois que c’est cette institution) sans qu’aucun referee ne lui pose de questions, la seule raison d’un si long délai étant qu’il brise le consensus idéologique…
Marie2 août 2012 à 16:24
Pour les publications scientifiques c’est souvent le cas ne pas bousculer ce qui arrange bien la doxa!
Patrick2 août 2012 à 17:23
Au lycée, dans les années ’70, on nous avait enseigné que tout temps, l’activité solaire exerce une influence sur le climat terrestre.
C’est pourquoi je n’ai jamais pu me résoudre à croire que le réchauffement climatique était dû à la seule activité humaine.
Mais les dispensateurs (ou dispensateurs, comme on voudra) d’idéologies fumeuses sont légions.
L’écologie est un humanisme | Rue de Vaugirard, le blog de Charles Vaugirard.6 août 2012 à 14:57
[...] Skardannelli a écrit, sur Tak.fr, un intéressant article sur le sujet : Climat, le soleil fait tâche. Excellent papier… avec lequel j’ai quelques divergences qu’il me pardonnera j’en suis [...]
Tibor Skardanelli6 août 2012 à 20:35
http://skardanelli.com/2012/08/06/croissez-et-multipliez/