Neil Armstrong, premier Homme sur la Lune

Neil Armstrong, premier Homme sur la Lune.

Neil Armstrong nous a quittés. Le premier homme sur la Lune est décédé à l’âge 82 ans. La mort de ce grand personnage est l’occasion de tenter un bilan sur l’une des plus extraordinaires aventures humaines : la conquête de l’espace.

Armstrong, la conquête de l’espace

Que pensait Armstrong de l’état actuel de la conquête spatiale ? Homme extrêmement discret, il répondait rarement aux interviews et préférait laisser à son comparse Buzz Aldrin le soin de témoigner des missions Apollo.

Une intervention d’Armstrong est à retenir. Il a signé, avec les autres vétérans de la Lune, une lettre à Barack Obama. Il demandait au Président de ne pas annuler le programme Constellation qui prévoyait le retour des hommes sur la Lune. La demande est restée lettre morte, Obama considérant que « nous y sommes déjà allés ». Cet évènement est symptomatique de l’état actuel de la conquête de l’espace : la frénésie spatiale des années 1960-1970 est bel et bien terminée. L’homme n’est pas retourné sur la Lune, les projets de missions habitées vers Mars ne sont pas au programme, la navette américaine n’a pas été remplacée… Le seul pays au monde à envoyer des hommes en orbite est la Russie et elle utilise des capsules Soyouz conçues dans les années 1960. Bien sûr, il y a les sondes automatiques. Curiosity est perçue comme un exploit, ce que sa sophistication justifie, mais en 1976, avec les deux sondes Viking, on avait déjà fait presque aussi bien.

La station spatiale internationale (ISS) est, elle aussi, critiquée. Hors de prix, elle manque pourtant d’intérêt, car les recherches sur la vie en apesanteur ont déjà été faites par les vols de longues durées à bord de la station Mir dans les années 1980-1990. En 2001, Patrick Baudry a poussé un coup de gueule lors de la sortie de son livre Le rêve spatial inachevé : « La Station spatiale internationale est pathétique. Cela fait vingt ans qu’on connaît parfaitement les réactions de l’homme dans l’espace et qu’on sait combattre les effets de l’apesanteur. Cela me désole qu’on dépense autant d’énergie pour aller si près de la Terre. L’argent coule à flot sans aucune utilité. Avec le même budget, on aurait pu établir une station permanente sur la Lune ou explorer Mars depuis une quinzaine d’années. J’espère que les États-Unis vont enfin se montrer plus ambitieux. Mais rien n’est plus difficile à combattre que la bureaucratie. »

Les programmes spatiaux actuels, bien que guère ambitieux, sont donc très chers ; et nombreux sont ceux qui dénoncent la gabegie.

Le tableau pourrait rester sombre, et nous pourrions ainsi faire le deuil du rêve spatial, ce rêve d’enfant si bien entretenu par la science-fiction et les images satellites… Mais non, nous ne pouvons pas en rester là. La « panne » de la conquête de l’espace a ses raisons et elle est sans doute justifiée.

Changement de cap

Nous pouvons identifier deux raisons au changement de cap de la conquête spatiale : la première est la fin de la guerre froide, la deuxième est la prise en compte des limites de l’exploration spatiale. Enfin ce changement de cap a eu une conséquence : le développement d’une industrie spatiale utilitaire, tournée vers l’amélioration de nos conditions de vie sur Terre.

La conquête de l’espace est née de la Guerre froide. La course aux vols habités et à la Lune avait des fins de propagande d’une part et des fins militaires d’autre part. La technologie des fusées est celle des missiles intercontinentaux, les premiers satellites ont été des appareils-espions, et la course à la Lune a été proposée par Kennedy à Khrouchtchev dans le but d’éviter une guerre mondiale… et de démontrer lequel des deux systèmes politiques était capable de décrocher la Lune ! L’exploit lunaire une fois réalisé, un retour vers l’astre devenait inutile et, le communisme une fois effondré, la compétition spatiale et la course aux armements n’avaient plus de sens.

Mais le manque d’ambition de l’actuelle conquête de l’espace est dû aussi aux limites de l’exploration spatiale. Les vols habités sont extrêmement dangereux et coûteux. Les grands accidents spatiaux ont durablement marqué l’opinion publique et influencé les décideurs. L’incident d’Apollo XIII, malgré sa fin heureuse, a joué un rôle dans l’arrêt prématuré des missions Apollo. L’explosion en vol de la navette Challenger en 1986 a créé une vive émotion, de même que celle de Columbia en 2003. Ces drames ont rappelé les dangers de l’espace, qui sont d’autant plus grands quand on s’éloigne de l’orbite terrestre : sur la Lune et sur Mars, les astronautes sont exposés au rayonnement solaire.

Enfin, il faut plusieurs mois pour se rendre sur Mars, ce qui implique qu’en cas d’accident, la mission de secours arriverait forcément trop tard… Est-on prêt à faire courir ce risque à des vies humaines ; le jeu en vaut-il la chandelle ? Mars et la Lune sont des astres morts, leur colonisation impliquerait de bâtir des bases sous cloches dépendant intégralement de la Terre. Qui souhaiterait vivre dans un tel environnement pendant des années ? Peu de monde. Le film Moon nous décrit très bien la vie d’un astronaute sur une base lunaire… ça fait peur !

La Conquête spatiale, une révolution pour la Terre

Certains objecteront la « Terra formation » de Mars, c’est-à-dire la transformation de Mars en une planète habitable pour l’Homme… Mais est-ce possible ? Si oui, il faudrait des siècles et des moyens considérables. Et la priorité n’est-elle pas de maintenir l’habitabilité de la Terre, mise à mal par notre activité, plutôt que de rendre à la vie des astres morts ? Au lieu de chercher à piller d’autres planètes, ne vaudrait-il pas mieux revoir notre mode de vie et gérer correctement nos ressources ? La question se pose.

Mais n’en restons pas aux causes de changement de cap. Les conséquences en sont aussi positives : toute une technologie spatiale a révolutionné notre vie. Les satellites de toutes sortes ont permis des progrès prodigieux : météo, GPS, télécommunications. L’industrie spatiale est devenue une économie à part entière et elle nous rend des services considérables. Les hommes se sont rapprochés grâce aux liaisons satellites, la sécurité aérienne et maritime s’est accrue par le GPS et autres balises « Argos », la météo a fait des bonds de géants, de même que l’agriculture.

Eh oui, contrairement à ce que nous promettait la science-fiction, la conquête de l’espace n’a pas servi à coloniser des planètes, mais à mieux vivre sur la nôtre. Il est là, concrètement, le « pas de géant » pour l’humanité que nous annonçait Neil Armstrong le 21 juillet 1969.

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Charles Vaugirard est un blogueur masqué, catholique et heureux de l'être !

23 Réponses

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    a2lbd

    Merci de citer le film Moon, époustouflante « space oddity » ;-), qui mérite vraiment l’heure et demi de visionnage.

    Mais enfin, comme le décortiqua il n’y a pas longtemps une excellente émission sur le thème homme vs robots/rovers sur Arte, les astronautes sont plus un symbole pour l’humanité, qu’un vecteur de progrès scientifique.

    Les retombées technologiques du programme Apollo en terme d’applicatifs sur terre furent au final relativement minces quand on les mesure à l’aune des crédits engagés.

    Mais il fallait en passer par là, ne serait ce que pour cesser d’alimenter le phantasme que demain l’espace serait la nouvelle frontière soit la corne d’abondance pour une humanité n’arrivant pas à réfréner sa boulimie, et son appétence au gaspillage et à la spoliation, comme le furent les Amériques pour l’Europe.

    Il fallait aussi le faire car poser le pied sur la Lune était un rêve humain pluri-millénaire. Se donner les moyens, et ce, en utilisant les connaissances accumulées sur de nombreuses générations, de concrétiser un rêve antique voila bien un trait du génie humain.

    La nouvelle frontière dans un monde clos c’est faire mieux avec moins. Et force est de reconnaitre que ces 40 dernières années des progrès nets ont été enregistrés.

    Il reste un vieux rêve à concrétiser: une société apaisée, égalitaire et clairvoyante. Le pas de géant c’est de prolonger la croyance en la réalisation ultime de ce qui n’est encore qu’un songe. Cela se fera non par le retour de je ne sais quel Messi, Mahdi ou d’une eschatologie mortifère mais par la sidérante progression du génie humain.

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    Lecteur

    Article très intéressant. Merci ! Pourriez vous expliquer pourquoi Curiosity n’a pas apporté grand chose de plus que les deux sondes Viking ?

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    spqr

    Ce n’est pas vrai de dire que Curiosity apporte mons que les sondes Viking tout simplement parce que la techno embarquée est infiniment plus sophistiquée et prolifique en contenu scientifique. Peut-être l’auteur aurait aimé voir une sonde capable de revenir chez nous mais c’est pour bientôt!!!

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    Charles Vaugirard

    En fait, la mission Curiosity (tout comme Pathfinder, Spirit et Opportunity) sont des missions Vikings améliorées. Viking était statique, Curiosity est mobile. Mais Curiosity a deux années de vie…Viking en avait quatre !

    Les premières missions martiennes, Viking mais aussi Mariner, ont permis une connaissance colossale de la planète rouge. Avec le progrès technique (trente ans d’écart), on s’attendait à un peu mieux. Par exemple des scientifiques auraient souhaité que le robot puisse prélever des roches, les stocker dans un conteneur et ensuite les expédier vers la Terre. Techniquement possible (mais utilisé rarement), cela aurait permis un examen très approfondis et des études variées pouvant même être renouvelées. Mais non, on s’est contenté de faire des analyses à l’aide de labos automatiques. Des expériences très bonnes, bien sûr, mais limitées à des questions précises comme l’habitabilité…chose qu’a fait Viking, avec moins de moyens. Un programme plus ambitieux aurait permis de faire des recherches tous azimuts…

    Sur les avancées, outre la mobilité du robot, on peu noter la technicité des labos, et la précision de l’atterrissage…Mais, pour un budget colossal de 2.5 milliards de dollar, on aurait attendu quelque chose de plus ambitieux, avec à la clé plus de possibilité de recherche.

    L’autre objection est le nombre de ces missions. Pathfinder, Spirit, Opportunity, Curiosity, sans compter d’autres orbiteurs et des missions ratées… Toutes ont couté une fortune pour des études très limitées…je le redis, le gros de la connaissance de Mars vient de Mariner et Viking… N’aurait-il pas été plus opportun de faire moins de mission, mais des missions plus ambitieuses avec retour sur Terre ?

    A voir…

    Néanmoins, je ne critique pas trop le programme Curiosity, ça reste une très belle aventure !

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    Charles Vaugirard

    @SPQR : Vous lisez dans mes pensées ! ;-) En effet, comme je le dis dans la réponse que j’ai postée j’aurais préféré un retour sur Terre. C’est techniquement possible, mais c’est très ambitieux… Ca pose la question du budget des missions et aussi de leur nombre. J’ai le sentiment qu’il y en a eu un peu trop. Moins de missions mais des missions plus ambitieuses, voila qui serait intéressant.

    Mais bon, ce n’est que mon opinion et je suis toujours très heureux de regarder les photos de cette mission (même si leur résolution…j’arrête de critiquer !).

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    Tibor Skardanelli

    Comment évaluez-vous l’excès du coût de ces missions ? Savez-vous faire moins cher ou contestez-vous le choix de l’exploration spatiale ? Dans le premier cas il ne faut pas hésiter à rejoindre l’équipe de Planetary Ressources et leur proposer vos idées, dans le second cas on comprend bien que vous trouverez toujours ces missions trop chères. C’est bien le problème du recroquevillement malthusien de la décroissance, heureusement que les nations les plus dynamiques ne tombent pas dans cette neurasthénie.

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    Charles Vaugirard

    Ah la la, cher Tibor, relisez ce que j’écris et vous verrez que je ne suis pas malthusien. Sur la décroissance…disons que je n’ai pas d’opinion tranchée sur le sujet.

    Oui, ces missions sont hors de prix, ce n’est pas moi qui le dit mais Patrick Baudry. Il sait de quoi il parle, il est astronaute. Il avait fustigé la construction d’ISS en estimant que c’était mettre une somme d’argent faramineuse pour des expériences déja faites. Il préférait que l’on investisse un retour sur la Lune plus ambitieux.

    D’ailleurs, quand je dis que l’on manque d’ambition, pensez-vous que j’ai un discours décroissant ? Simplement j’appelle a deux choses : la responsabilité et l’ambition bien placée. Moins de missions pour mieux de missions. Du bon sens tout simplement.

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    Tibor Skardanelli

    Ce que dit Patrick Baudry ne s’applique pas aux missions vers Mars, bien au contraire ! Elles sont une étape essentielle avant l’installation d’une station habitée. Sinon je suis tout à fait heureux de ne pas vous compter parmi les adeptes de la décroissance.

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    Charles Vaugirard

    Le raisonnement de Baudry peut s’appliquer sur plein de types de missions. La question de l’opportunité d’une mission très cher se pose toujours, et tant mieux.

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    Charles Vaugirard

    « Sinon je suis tout à fait heureux de ne pas vous compter parmi les adeptes de la décroissance. » J’ai échappé au goulag ?

    Ouf, me voila soulagé. Lol

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    Tibor Skardanelli

    Baudry dans le texte que vous citez se plaint de ces missions inutiles sur orbite terrestre, il ne remet pas en cause l’exploration spatiale, il appelle même l’intallation dune station lunaire habitée de ses voeux. L’exploration spatiale est essentielle pour de multiples raisons, elle coûtera nécessairement chère, moins au fur et à mesure que des intérêts privés s’y trouveront associés.

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    Charles Vaugirard

    Sur le texte de Baudry, je n’ai pas dit le contraire.

    Concernant l’exploration spatiale c’est complexe. Il y a un légitime désir de connaissance chez l’Homme. Sur ce point elle se justifie amplement.

    Mais nous sommes confrontés aux limites de l’exploration spatiales, ce qui explique, en partie (je dis bien en partie) la panne actuelle.

    Pourrons-nous coloniser Mars ? Honnêtement je n’y crois pas. Et puis sommes nous capable de rendre habitable un astre mort alors que nous abîmons notre planète ? Et pourquoi coloniser une autre planète si jamais on y arrivait ? Pour y chercher les ressources que nous avons crâmé chez nous ?

    C’est un très bel idéal de conquérir Mars et cie, mais je crains que ce ne soit pas possible. Donc avant d’être contraint de changer de planète commençons par mieux vivre sur la notre et de faire en sorte que notre développement soit soutenable.

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    Tibor Skardanelli

    Rendre Mars habitable est réellement à la portée de l’homme, lorsque la saga Red, Green, Blue Mars, a été écrite nous étions au balbutiement des tao-technologies et du génie génétique. Pourquoi coloniser une autre planète ? Parce que c’est nôtre destin et que nous avons effectivement besoin de ressources nouvelles : la transmutation ce n’est pas pour demain, quoique…

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  14. avatar
    a2lbd

    Skardanelli

    Le fait est actuellement qu’aucun intérêt privé ne s’est associé de près ou de loin à la conquête spatiale.La raison en est simple : aucun retour sur investissement prévisible. Il y a certes, le tourisme spatial mais pour le moment aucun des projets développés n’est passé au stade de l’exploitation.

    C’est Titan, lune, de Jupiter qui semble être la planète la plus alléchante puisqu’on y trouve des mers d’hydrocarbures…Miam !

    Cependant le coût de développement d’engins spatiaux pouvant partir à la récolte de ces ressources est tel qu’il sera sans doute plus rapide, aisé et sûr de développer des sources d’énergie alternatives à partir de ce qui existe sur cette bonne vieille terre.

    Vous confondez par ailleurs trop souvent recroquevillement malthusien et tempérance. Sans doute ne passez vous pas assez de temps à observer autour de vous. Il est un fait : dans nos pays développé que vous le souhaitiez ou non, l’opulence économique s’est accompagnée d’une tendance assez poussée en direction du surpoids. C’est le révélateur d’une accoutumance à la boulimie qui dépasse la simple question de la nourriture. Cette boulimie se retrouve partout, des banquiers qui sans arrêt rêvent de gagner plus (je vous recommande le film « Margin Call » qui sur le sujet est assez bien fait) aux parents qui procréent sans jamais se poser la question du bien être futur de leur progéniture.
    La question n’est pas de savoir si l’on doit faire moins par devoir mais si toujours plus est un idéal ou si au contraire on peut faire mieux avec moins.

    Bien entendu pour un être religieux, frétillant avec extase dans une parole divine qui pose en théorême « procréez et multipliez et je ferai de vous une grande nation » se poser la question est pêcher. Alors il est plus aisé d’intenter des procès en malthusianisme.

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  15. avatar
    Tibor Skardanelli

    Pour les intérêts privés c’est faux : Planetary Resources, et ce n’est qu’un début. Pour le reste, que dire ? Votre obsession sur ma foi, mes amis et que sais-je encore me flatte bien un peu mais surtout elle me gêne, nous ne sommes pas seuls voyons.
    Le thème du gros occidental jouisseur, glouton et inconséquent est une rebattu mais bon, la haine de soi doit bien ressortir d’une façon ou d’une autre.

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  16. avatar
    Charles Vaugirard

    Je rejoins en grande partie l’analyse d’A2lbd. Je suis aussi un être religieux mais je n’ai pas la même lecture de « croissez et multipliez » que Tibor…notamment parce que je m’appuie sur le reste de la parole de Dieu qui invite l’homme à ne pas se prendre pour « des dieux »… Mais c’est un très vaste sujet, je reviendrai la dessus une autre fois.

    Sur la colonisation de Mars, je suis très sceptique. Mars n’a pas de champ magnétique, le sol est exposé au rayonnement solaire… Sur ce point c’est grillé pour la vie. D’autre part la planète est petite, la pesanteur faible, les hommes devront s’adapter pour vivre dans ces conditions…bonjour les maladies comme le gonflement du nerf optique par ex. Je n’ai rien contre la conquête de l’espace, mais je pense qu’il faut savoir raison garder.

    Enfin, en quoi est-ce le destin de l’Homme ? En tant que chrétien, le destin de l’Homme est d’aller vers Dieu, pas de jouer aux conquérants. Rappeler vous les tentations de Jésus dans le désert où Satan lui montre les puissances du monde…

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  17. avatar
    rackam

    Tibor,
    d’après votre photo vous ne semblez ni gros, ni occidental, ni glouton. Restent jouisseur et inconséquent. Pour le premier j’ignore, pour le second je doute.

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  18. avatar
    a2lbd

    Je ne parle pas d’occidentaux mais de pays développés. D’ailleurs même dans les PVD, dès qu’une classe moyenne émerge, weight watcher a un marché…

    Oui la gloutonnerie est inscrite dans l’homme, oui le marché tel qu’il est définit la favorise voire la courtise. Non ce défaut n’est pas le seule tare des êtres inconséquents.

    En ce qui concerne les intérêts privés, certes, il y a une start-up sur le sujet. Ce sera intéressant de voir si le modèle économique tient la route ou s’il sera obsolète avant sa première mission. Les progrès des cleantech et du nucléaire conjugués vont sans doute être plus rapides. Les grandes multinationales de l’énergie comme Total, Exxon, BP…semblent plus désireuse d’investir largement dans la deuxième option que de se lancer à la conquête de l’espace. Vous me direz ce ne sera pas la première fois que des géants se fourvoient…

    Enfin sur la religion, je me contrefous personnellement de votre orientation religieuse, n’est ce qu’elle forge en grande partie vos réponses et propos et que vous vous en réclamez souvent.

    Je souligne vos accointances et vos dogmes car ils contribuent à former, où à tout le moins, raffermir, vos pensées. Vous passez souvent un temps assez important à dénoncer chez les autres des comportements de moutons de Panurge. Mais êtes vous si libre penseur ? Êtes vous l’automate ou le nain ?

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  19. avatar
    Tibor Skardanelli

    Vous soulignez, vous soulignez, moi de là où je suis ce sont plutôt des attaques personnelles que je vois. Discutons des choses du monde, évitons d’être trop discourtois.

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  20. avatar
    a2lbd

    ah ben désolé alors, ce n’est pas le but recherché. Vous savez j’écris vite et sans chercher à emballer. ma prose par des atours de délicatesse.

    Je suis capable de comprendre très bien une croyance religieuse et des interprétations complètements différentes qui peuvent être faites des écritures saintes. Par exemple « Croissez et multipliez… » peut être interprété comme une injonction à aller de l’avant, à sans arrêt s’améliorer à démultiplier ses facultés etc…

    Je ne vous connais que par vos écrits après tout. L’opinion que je me suis forgé de vous même n’est basée que sur ces derniers. Aussi puis-je errer.

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